Présidentielle 2027

Par où commencer ?

Qui sont les candidats, ce qu'ils proposent, ce qu'ils ont voté, ce qu'on leur reproche et ce qu'ils répondent. Même grille pour tous, une source pour chaque affirmation.

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Tous les termes expliqués dans le guide, de A à Z. Ils apparaissent aussi soulignés dans le texte : survolez-les ou touchez-les pour leur définition.

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Sources des définitions
À lire avant tout

Comment ce guide est construit

En clair

Ce guide traite tous les candidats de la même façon et donne une source pour chaque information. Il ne dit pas pour qui voter.

Même grille pour tous. Chaque fiche contient le parcours, les propositions connues, les critiques des adversaires, la réponse du candidat ou de ses soutiens, et la situation judiciaire exacte. Une accusation n'est pas une condamnation : le statut de chaque procédure est indiqué tel qu'il est à la date de mise à jour.

Programmes incomplets. À six mois du vote, plusieurs candidats n'ont pas encore publié de programme complet. Les mesures citées viennent de leurs documents officiels, interviews ou de sites de suivi qui citent leurs sources. Quand une position n'a pas été trouvée, c'est écrit.

Sondages. Une intention de vote est une photographie à un instant donné, pas une prédiction.

Fabrication. Ce guide a été préparé par un particulier, à titre bénévole, avec l'aide d'un assistant d'intelligence artificielle (Claude, d'Anthropic), pour la recherche et la mise en page. Chaque information est reliée à une source publique que vous pouvez vérifier, et les choix éditoriaux sont faits par une personne.

Ballotin. La mascotte en bas à droite répond à vos questions en s'appuyant uniquement sur le contenu de cette page, avec des liens vers les passages et les sources utilisés. Elle ne donne aucune consigne de vote.

Qui a une fiche complète ? Tout candidat déclaré qui obtient au moins 5 % dans au moins une hypothèse de la dernière vague du sondage Ifop-Fiducial citée dans le guide. Le même sondage sert pour tous, pour ne pas choisir celui qui arrange. Les autres candidats déclarés ont une fiche courte. Une personne testée dans les sondages sans être candidate, comme François Hollande, n'a pas de fiche. La règle joue dans les deux sens : un candidat qui reste sous 5 % pendant deux vagues de suite repasse en fiche courte, et un candidat qui atteint le seuil obtient une fiche complète. En octobre 2026, cette règle a fait passer David Lisnard en fiche complète.

Périmètre. Ce guide détaille sept candidats et en résume trois autres. D'autres personnes sont déclarées ou pressenties : la liste complète est tenue sur la page Wikipédia de l'élection.

L'équilibre du guide, mesuré

Calculé automatiquement à partir des fiches détaillées. Une fiche plus longue reflète surtout davantage de mandats, d'affaires ou de propositions publiées à expliquer, pas une préférence.

Contexte

La France depuis 2017

Les grands moments qui pèsent sur cette élection. Filtrez par catégorie. Sources en bas de la frise.

En clair

Depuis 2017, la France a connu les gilets jaunes, le Covid, la hausse des prix et des réformes très discutées, comme celle des retraites. Cette frise rappelle ces moments pour comprendre l'état du pays avant de voter.

2017
  • MaiPolitique

    Emmanuel Macron est élu président face à Marine Le Pen (66,1 % au second tour). Édouard Philippe devient Premier ministre.

  • JuinPolitique

    La République en marche obtient la majorité absolue à l'Assemblée.

2018
  • NovembreSociété

    Début du mouvement des gilets jaunes, parti d'une hausse de la taxe sur les carburants : blocages et manifestations pendant des mois.

2019
  • Janvier à marsPolitique

    Grand débat national lancé en réponse aux gilets jaunes.

  • DécembreSociété

    Grève massive contre le projet de retraite à points.

2020
  • MarsSanté

    Pandémie de Covid-19 : premier confinement national le 17 mars. La réforme des retraites à points est suspendue.

  • JuilletPolitique

    Jean Castex remplace Édouard Philippe à Matignon.

2021
  • JuilletSanté

    Mise en place du pass sanitaire, campagne de vaccination de masse.

2022
  • 24 févrierMonde

    La Russie envahit l'Ukraine. Guerre en Europe, flambée des prix de l'énergie.

  • AvrilPolitique

    Emmanuel Macron est réélu face à Marine Le Pen (58,6 %). Mélenchon termine troisième avec 21,95 %.

  • JuinPolitique

    Législatives : la majorité présidentielle n'a plus qu'une majorité relative ; 89 députés RN.

  • Toute l'annéeÉconomie

    Inflation à 5,2 % en moyenne (Insee), la plus forte depuis le milieu des années 1980.

2023
  • 16 marsSociété

    Réforme des retraites (départ à 64 ans) adoptée par le 49.3 après des mois de grèves ; la censure échoue à 9 voix.

  • JuinSociété

    Mort de Nahel à Nanterre lors d'un contrôle de police, suivie de plusieurs nuits d'émeutes.

  • 7 octobreMonde

    Attaque du Hamas contre Israël, puis guerre à Gaza. Le conflit divise profondément la vie politique française.

  • DécembrePolitique

    Loi immigration adoptée avec les voix du RN, dont une partie est ensuite censurée par le Conseil constitutionnel.

  • Fin d'annéeÉconomie

    La dette publique dépasse 3 000 milliards d'euros.

2024
  • JanvierPolitique

    Gabriel Attal devient Premier ministre.

  • 4 marsPolitique

    La France inscrit la liberté de recourir à l'IVG dans sa Constitution.

  • 9 juinPolitique

    Européennes : la liste RN de Jordan Bardella arrive en tête. Emmanuel Macron dissout l'Assemblée.

  • 7 juilletPolitique

    Législatives anticipées : le Nouveau Front populaire arrive en tête, aucune majorité ne se dégage.

  • ÉtéSociété

    Jeux olympiques et paralympiques de Paris.

  • Septembre à décembrePolitique

    Michel Barnier nommé Premier ministre, puis renversé par une motion de censure le 4 décembre, une première depuis 1962. François Bayrou lui succède.

2025
  • JanvierMonde

    Retour de Donald Trump à la Maison-Blanche : tensions commerciales et doutes sur le soutien américain à l'Ukraine.

  • 31 marsPolitique

    Marine Le Pen condamnée en première instance, avec inéligibilité immédiate.

  • SeptembrePolitique

    François Bayrou perd un vote de confiance. Sébastien Lecornu est nommé à Matignon.

  • OctobrePolitique

    Le premier gouvernement Lecornu tombe en quelques heures ; Lecornu est renommé et forme un second gouvernement.

2026
  • FévrierSociété

    Mort d'un jeune homme de 23 ans à Lyon, battu en marge d'une conférence d'une eurodéputée LFI ; LFI est mise en cause pour sa proximité avec le collectif antifasciste Jeune Garde.

  • MarsPolitique

    Municipales : le socialiste Emmanuel Grégoire est élu maire de Paris.

  • JuinÉconomie

    La dette publique atteint 3 595 milliards d'euros, soit 119 % du PIB (Insee).

  • 7 juilletPolitique

    En appel, Marine Le Pen est de nouveau condamnée mais redevient éligible ; elle se déclare candidate.

  • 18 aoûtSociété

    La loi créant un droit à l'aide à mourir est promulguée, après sa validation par le Conseil constitutionnel.

  • 11 octobrePolitique

    Raphaël Glucksmann remporte la primaire de la gauche sociale-démocrate.

  • 17 octobreSociété

    Journée de mobilisation contre la vie chère : 550 000 à 600 000 manifestants selon le ministère de l'Intérieur. Violences et pillages dans plus d'une vingtaine de villes, près de 2 400 interpellations et près de 1 000 policiers et gendarmes blessés.

  • 23 octobreSociété

    Une attaque qualifiée de terroriste et raciste fait un mort et cinq blessés à Trappes et La Verrière (Yvelines), selon l'AFP.

  • 24 octobreSociété

    Deuxième journée contre la vie chère : environ 410 000 manifestants selon le ministère de l'Intérieur, 800 000 selon la CGT ; près de 1 000 interpellations.

  • 25 octobrePolitique

    Marine Le Pen lance sa campagne à Orléans, au congrès du RN, où Jordan Bardella, seul candidat, est réélu président du parti avec 98,98 % des voix.

Sources de la frise

Les journées du 17 et du 24 octobre

La journée du samedi 17 octobre 2026 était une mobilisation contre la vie chère, lancée en septembre sur les réseaux sociaux par des collectifs issus des gilets jaunes. Elle était soutenue notamment par la CGT, Solidaires, la Confédération paysanne, des organisations lycéennes et étudiantes, LFI et le PCF. Les rassemblements, souvent pacifiques le matin, ont été suivis de violences et de pillages dans plus d'une vingtaine de villes ; plusieurs mairies ont été attaquées et celle de Limoges incendiée.

Manifestants (Intérieur)550 000 à 600 000
Interpellations≈ 2 400
Policiers et gendarmes blessés≈ 1 000
Commerces détruits ou pillés≥ 1 500

Le gouvernement n'a pas publié de bilan des blessés chez les manifestants ; deux lycéens de 17 ans ont été grièvement blessés, à Saint-Étienne et à Mulhouse. Le 19 octobre, le Premier ministre a demandé aux préfets d'instaurer des couvre-feux localisés ; des renforts, une nouvelle doctrine de maintien de l'ordre et un fonds de soutien aux commerçants ont été annoncés. Le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez a présenté sa démission, refusée par le président.

Ce qu'ont dit les candidats

  • Attal juge les pillages « indignes », une « provocation envers l'autorité de l'État » : « toutes les leçons » devront en être tirées.
  • Glucksmann appelle à une réponse « extrêmement ferme », sinon « Le Pen bénéficiera du chaos », et accuse Mélenchon d'être « le marchepied de l'extrême droite ».
  • Le Pen : « La violence n'est pas une opinion. » Elle met en cause LFI et les groupes antifa, et reproche au gouvernement de ne pas avoir prévenu les violences.
  • Mélenchon tient le gouvernement pour « seul responsable » et critique la gestion du maintien de l'ordre ; il qualifie l'incendie de la mairie de Limoges de « crime ».
  • Philippe estime que « la responsabilité politique de LFI dans ces violences est considérable » et se dit favorable aux peines planchers.
  • Retailleau réclame « la force implacable de l'État » : les agresseurs de policiers « ne méritent rien d'autre que la prison ».

Ordre alphabétique. Pas de déclaration retrouvée, dans les sources consultées, pour les autres personnalités du guide.

Le 24 octobre, « acte II »

Une semaine plus tard, le samedi 24 octobre, une deuxième journée nationale contre la vie chère a réuni un cortège intersyndical à Paris et des manifestations dans toute la France, sous un dispositif de 70 000 policiers et gendarmes. À Paris, le parcours a été déplacé de la porte d'Italie à la porte de Vincennes, ce que syndicats et gauche ont critiqué ; le cortège s'est déroulé dans le calme avant des tensions à l'arrivée. Des incidents ont eu lieu notamment à Bordeaux, où le palais de la Bourse a été envahi, et à Clermont-Ferrand, où un manifestant et un CRS ont été grièvement blessés. Des couvre-feux partiels restaient en vigueur dans plusieurs villes, dont Paris, Marseille et Lyon.

Manifestants (Intérieur)≈ 410 000
Manifestants (CGT)≈ 800 000
Interpellationsprès de 1 000
Forces de l'ordre70 000

Le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez a estimé que « les cortèges se sont bien passés » tout en dénonçant la présence de casseurs. Le Premier ministre Sébastien Lecornu dit vouloir à la fois rétablir l'ordre et ouvrir des discussions sociales ; Emmanuel Macron réclame « la plus grande dureté » contre les délinquants. Suites annoncées : un « acte 3 » appelé par des collectifs de gilets jaunes le 31 octobre et une grève interprofessionnelle le 5 novembre.

Ce qu'ont dit les candidats le 24 octobre

  • Glucksmann, la veille, n'a pas dit s'il défilerait (« On verra ») ; il reproche à « certains groupes politiques » leur hostilité envers la gauche sociale-démocrate : « on ne va pas faire campagne pendant six mois comme ça. »
  • Le Pen dit n'avoir « aucune inquiétude » et accuse la gauche de vouloir perturber le congrès du RN à Orléans.
  • Mélenchon, présent dans le cortège parisien, appelle Emmanuel Macron à « céder » : « ça va se répéter toutes les semaines ». Il parle d'une « victoire totale du mouvement social ».

Ordre alphabétique. Pas de déclaration retrouvée sur cette journée, dans les sources consultées, pour Attal, Lisnard, Philippe et Retailleau.

Sources
Juger sur pièces

Les présidents depuis 1995

Chirac, Sarkozy, Hollande et Macron : les grandes mesures de chaque mandat, ce qui a été contesté, la situation judiciaire, et quatre indicateurs comparables. Même grille pour chacun. Le bilan d'Emmanuel Macron est provisoire, son mandat s'achève en mai 2027.

En clair

Avant de choisir le prochain président, on regarde ce qu'ont fait les quatre derniers. Attention : un président ne décide pas de tout. Les crises mondiales (2008, Covid, guerre en Ukraine) pèsent lourd sur le chômage et la dette.

Les chiffres de chaque mandat

Chômage au sens du BIT (Insee) au début et à la fin du mandat. Dette et déficit publics au sens de Maastricht, à la fin de la dernière année complète avant et pendant le mandat, tels que publiés par l'Insee à l'époque. Croissance : moyenne annuelle du PIB calculée par l'Institut Montaigne.

PrésidentChômageDette publique (% du PIB)Déficit, dernière annéeCroissance moyenne
Jacques Chirac1995-200710,0 % (1995) → 8,5 % (début 2007)56 % (1995) → 64 % (2006)2,3 % (2006)1,8 % par an (2002-2007)
Nicolas Sarkozy2007-20128,1 % (mi-2007) → 9,5 % (début 2012)64 % (2006) → 86 % (2011)5,2 % (2011)0,8 % par an
François Hollande2012-20179,7 % (mi-2012) → 9,7 % (début 2017), avec un pic à 10,5 % en 201586 % (2011) → 97 % (2016)3,4 % (2016)0,8 % par an
Emmanuel Macrondepuis 20179,6 % (mi-2017) → 8,3 % (mi-2026), avec un point bas à 7,1 % début 202397 % (2016) → 116 % (2025), 119 % mi-20265,1 % (2025, provisoire)1,0 % par an (2017-2022)

Les séries de l'Insee sont révisées régulièrement : les chiffres actuels peuvent différer de 1 à 2 points (par exemple 88 % de dette pour 2011 et 98 % pour 2016 dans la base actuelle). Le chiffre de 1995 vient d'une série révisée en 2014. Le taux de chômage de 2026 inclut Mayotte (+0,06 point). La croissance du premier mandat de Jacques Chirac n'est pas calculée par la même source.

JC

Jacques Chirac

Président de 1995 à 2007 (un septennat, puis un quinquennat). Auparavant maire de Paris et deux fois Premier ministre. Mort en 2019.

Ce qui a été fait
  • Fin du service militaire obligatoire, annoncée en 1996 et votée en 1997, remplacé par une journée de préparation à la défense.
  • Passage du septennat au quinquennat, approuvé par référendum en 2000 : 73 % de oui, mais 70 % d'abstention.
  • Discours du Vél d'Hiv (1995) : première reconnaissance de la responsabilité de l'État français dans la déportation des Juifs. Refus de la guerre en Irak en 2003.
  • Décentralisation (révision constitutionnelle de 2003), Charte de l'environnement inscrite dans la Constitution (2005), réforme des retraites de 2003 qui allonge la durée de cotisation.
Ce qui a été contesté
  • La dissolution de 1997, qui donne la majorité à la gauche et ouvre cinq ans de cohabitation avec le gouvernement Jospin. Public Sénat parle d'« un échec remarquable ».
  • Des reculs face à la rue : réforme des régimes spéciaux de retraite abandonnée après les grèves de 1995, contrat première embauche (CPE) retiré en 2006.
  • Le référendum sur la Constitution européenne de 2005, perdu avec 54,7 % de non ; sa cote de confiance tombe alors sous 30 %.

Situation judiciaire

Condamné le 15 décembre 2011, après son mandat, à deux ans de prison avec sursis dans l'affaire des emplois fictifs de la Ville de Paris.

Sources
NS

Nicolas Sarkozy

Président de 2007 à 2012, battu par François Hollande. Auparavant ministre de l'Intérieur et de l'Économie sous Jacques Chirac.

Ce qui a été fait
  • Loi TEPA (2007) : heures supplémentaires défiscalisées, bouclier fiscal renforcé, droits de succession presque supprimés.
  • Réforme des retraites de 2010 : l'âge légal passe de 60 à 62 ans.
  • Révision constitutionnelle de 2008 : question prioritaire de constitutionnalité, limite de deux mandats présidentiels consécutifs, droits du Parlement renforcés.
  • Crise financière de 2008 : plan de relance, rôle actif au G20 et à la présidence de l'Union européenne ; retour de la France dans le commandement intégré de l'OTAN.
Ce qui a été contesté
  • « Président des riches » pour ses opposants : la loi TEPA est critiquée comme favorable aux ménages aisés. Le bouclier fiscal est supprimé en 2011 et une partie du paquet fiscal est défaite.
  • La dette passe de 64 % à 86 % du PIB, en grande partie avec la crise de 2008 ; le chômage remonte à 9,5 %.
  • Les accords avec la Libye de Kadhafi après la libération des infirmières bulgares (2007), et le discours de Dakar, condamné par des intellectuels africains.

Situation judiciaire

Condamné définitivement dans l'affaire des écoutes, dite Bismuth (décembre 2024), et dans l'affaire Bygmalion (pourvoi rejeté le 26 novembre 2025). Dans l'affaire du financement libyen, condamné en première instance le 25 septembre 2025 à cinq ans de prison pour association de malfaiteurs et relaxé des autres chefs ; il a passé vingt jours en détention fin 2025. La cour d'appel rendra son arrêt le 30 novembre 2026 : dans ce dossier, il reste présumé innocent.

Sources
FH

François Hollande

Président de 2012 à 2017. Premier président de la Ve République à renoncer à se représenter, le 1er décembre 2016. Il envisage une candidature en 2027 et doit se décider mi-décembre 2026.

Ce qui a été fait
  • Mariage et adoption ouverts aux couples de même sexe (loi adoptée le 23 avril 2013), après des mois de débats et de grandes manifestations.
  • Politique de l'offre à partir de 2014 : crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi (CICE) et pacte de responsabilité, qui baissent les charges des entreprises.
  • Accord de Paris sur le climat à la COP21 (décembre 2015) ; 13 régions au lieu de 22 ; fin du cumul d'un mandat de parlementaire avec une fonction exécutive locale ; création de la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique.
  • Face aux attentats de 2015-2016 (239 morts) : état d'urgence prolongé cinq fois, lois antiterroristes ; opérations militaires au Mali et au Sahel.
Ce qui a été contesté
  • La promesse d'« inverser la courbe du chômage » dès 2013 n'est pas tenue : le chômage atteint 10,5 % en 2015 et ne recule qu'en fin de mandat.
  • La loi Macron et la loi Travail adoptées avec le 49.3, contre une partie de la gauche (les « frondeurs ») et des syndicats.
  • Le projet d'inscrire la déchéance de nationalité dans la Constitution, très contesté, finalement abandonné.

Situation judiciaire

Aucune procédure le visant n'a été identifiée.

Sources
EM

Emmanuel Macron

Président depuis 2017, réélu en 2022. Son mandat s'achève en mai 2027 et la Constitution lui interdit d'en faire un troisième de suite. Bilan provisoire. Avant : ministre de l'Économie de François Hollande (2014-2016).

Les lois depuis 2017
Comme ministre de l'Économie (2014-2016)
  • Loi « pour la croissance, l'activité et l'égalité des chances économiques » du 6 août 2015, adoptée avec le 49.3 : lignes d'autocars ouvertes à la concurrence, travail du dimanche élargi dans les zones touristiques, installation des notaires facilitée, privatisation des aéroports de Nice et de Lyon.
  • Bilan parlementaire de 2018 : 7,1 millions de voyageurs en autocar en 2017 contre 770 000 en 2015, 1 620 nouveaux notaires, 1,75 Md€ tirés des privatisations ; le profit est plus net pour les grands magasins que pour les petits commerces.
Comme président : ce qui a été fait
  • Ordonnances travail (2017) : barème des indemnités aux prud'hommes, priorité aux accords d'entreprise ; réforme de l'assurance chômage.
  • Fiscalité : ISF remplacé par l'IFI, prélèvement forfaitaire de 30 % sur les revenus du capital, impôt sur les sociétés ramené de 33 % à 25 %, fin de la taxe d'habitation sur les résidences principales.
  • Crises : mesures après les gilets jaunes (prime d'activité, heures supplémentaires défiscalisées), « quoi qu'il en coûte » pendant le Covid, bouclier tarifaire sur l'énergie.
  • Second mandat : réforme des retraites de 2023 (64 ans), suspendue fin 2025 ; loi immigration de 2024 ; IVG inscrite dans la Constitution en 2024. Le détail est dans Les grandes lois depuis 2017.
Comme président : ce qui a été contesté
  • « Président des riches » pour ses opposants, qui visent la fin de l'ISF ; le gouvernement répondait en 2022 que les impôts avaient baissé de 50 Md€ en cinq ans, pour moitié pour les ménages.
  • La dette passe de 97 % à 116 % du PIB fin 2025. Selon l'OFCE, environ la moitié de la hausse entre 2016 et 2023 vient des crises, l'autre moitié de choix politiques, dont des baisses d'impôts non financées.
  • La réforme des retraites adoptée avec le 49.3 en 2023, puis la dissolution de juin 2024, suivie d'une Assemblée sans majorité et de plusieurs changements de gouvernement.

Situation judiciaire

Aucune condamnation. Pendant son mandat, l'article 67 de la Constitution le protège : il ne peut être ni poursuivi ni entendu comme témoin, jusqu'à un mois après la fin de ses fonctions.

Sources
Sources des chiffres
Ce que le prochain président trouvera

Les grandes lois depuis 2017

24 lois classées par thème : ce qu'elles changent, où elles en sont, et le lien vers le texte officiel. Choix éditorial : les textes les plus débattus et ceux que les candidats citent dans leurs programmes, quand ils promettent de les abroger, de les garder ou d'aller plus loin.

En clair

Une loi, c'est une règle votée par les députés et les sénateurs. Ici, on résume les plus importantes depuis 2017 : immigration, retraites, travail, énergie, sécurité, école, santé. C'est ce qui s'applique aujourd'hui, et ce que les candidats veulent changer.

Immigration

10 sept. 2018En vigueur, modifiée en 2024

Loi asile et immigration

Loi n° 2018-778 « pour une immigration maîtrisée, un droit d'asile effectif et une intégration réussie »

  • Durée maximale de rétention des étrangers en situation irrégulière portée de 45 à 90 jours.
  • Délai pour déposer une demande d'asile réduit de 120 à 90 jours après l'arrivée.
26 janv. 2024En vigueur, censurée en partie

Loi immigration

Loi n° 2024-42 « pour contrôler l'immigration, améliorer l'intégration »

  • Facilite l'expulsion d'étrangers auteurs de crimes ou de délits graves.
  • Permet, à titre expérimental, de régulariser des travailleurs sans papiers dans les métiers en tension.
  • Le Conseil constitutionnel a censuré 35 articles sur 86, dont 32 sans lien direct avec le texte : durcissement du regroupement familial, condition de durée de résidence pour les aides sociales, délit de séjour irrégulier.
14 mai 2024Appliqué depuis le 12 juin 2026

Pacte européen sur la migration et l'asile

Ensemble de règlements européens, dont le règlement (UE) 2024/1351

  • Contrôle et enregistrement des personnes à leur arrivée aux frontières extérieures de l'Union.
  • Procédure accélérée à la frontière pour une partie des demandeurs d'asile.
  • Solidarité obligatoire entre pays : accueillir des demandeurs ou verser une contribution.

Retraites

14 avr. 2023En vigueur, suspendue en partie

Réforme des retraites

Loi n° 2023-270 de financement rectificative de la sécurité sociale pour 2023

  • Âge légal de départ relevé progressivement de 62 à 64 ans.
  • 43 années de cotisation pour une retraite à taux plein, atteintes plus tôt que prévu.
  • Fin de la plupart des régimes spéciaux pour les nouveaux embauchés. Adoptée à l'Assemblée par le 49.3.
30 déc. 2025En vigueur, transitoire

Suspension de la réforme

Loi n° 2025-1403 de financement de la sécurité sociale pour 2026

  • Pour les personnes nées de 1964 à 1968, l'âge de départ monte moins vite : 62 ans et 9 mois pour la génération 1964, 64 ans à partir de 1969.
  • S'applique aux départs à partir du 1er septembre 2026.
  • Une nouvelle loi doit fixer les règles à partir de 2028 : le sujet revient donc devant le prochain président.

Travail et chômage

29 mars 2018En vigueur

Ordonnances travail

Loi n° 2018-217 ratifiant les ordonnances de septembre 2017

  • Indemnités accordées aux prud'hommes en cas de licenciement abusif plafonnées selon un barème.
  • Les instances représentatives du personnel fusionnent dans un comité social et économique (CSE).
  • Plus de sujets peuvent être décidés par accord d'entreprise.
21 déc. 2022En vigueur

Loi sur le marché du travail

Loi n° 2022-1598 portant mesures d'urgence relatives au fonctionnement du marché du travail

  • La durée d'indemnisation du chômage varie selon la conjoncture : elle baisse de 25 % quand le chômage est bas.
  • Un abandon de poste peut être assimilé à une démission, sans droit au chômage.

Énergie et climat

22 août 2021En vigueur

Loi climat et résilience

Loi n° 2021-1104 portant lutte contre le dérèglement climatique

  • Interdiction progressive de louer les logements les plus mal isolés (classés G depuis 2025, puis F et E).
  • Objectif de « zéro artificialisation nette » des sols en 2050.
  • Fin de certains vols intérieurs quand le même trajet existe en train en moins de 2 h 30.
22 juin 2023En vigueur

Accélération du nucléaire

Loi n° 2023-491 relative à l'accélération des procédures liées à la construction de nouvelles installations nucléaires

  • Procédures simplifiées pour construire de nouveaux réacteurs près des centrales existantes.
  • Supprime l'objectif de ramener le nucléaire à 50 % de l'électricité en 2035.

Sécurité et justice

25 mai 2021En vigueur, censurée en partie

Loi sécurité globale

Loi n° 2021-646 pour une sécurité globale préservant les libertés

  • Pouvoirs élargis pour les polices municipales et cadre pour les caméras portées par les policiers.
  • Le Conseil constitutionnel a censuré la disposition la plus contestée, sur la diffusion d'images de policiers, et l'usage des drones tel qu'il était prévu.
13 juin 2025En vigueur, censurée en partie

Loi narcotrafic

Loi n° 2025-532 visant à sortir la France du piège du narcotrafic

  • Création d'un parquet national anticriminalité organisée.
  • Quartiers de détention à l'isolement pour les plus gros trafiquants, fermeture des commerces liés au trafic.
  • Six articles censurés par le Conseil constitutionnel.

Éducation

8 mars 2018En vigueur

Parcoursup

Loi n° 2018-166 relative à l'orientation et à la réussite des étudiants

  • La plateforme Parcoursup remplace APB et met fin au tirage au sort à l'entrée de l'université.
  • Chaque formation publie ses attendus.

Santé et fin de vie

24 juil. 2019En vigueur

Transformation du système de santé

Loi n° 2019-774 relative à l'organisation et à la transformation du système de santé

  • Fin du numerus clausus en médecine, remplacé par des objectifs fixés selon les besoins des territoires.
8 mars 2024En vigueur

L'IVG dans la Constitution

Loi constitutionnelle n° 2024-200 relative à la liberté de recourir à l'interruption volontaire de grossesse

  • La Constitution garantit désormais aux femmes la liberté de recourir à une IVG ; la loi en fixe les conditions.
  • Adoptée par le Congrès par 780 voix contre 72.
18 août 2026Promulguée, mise en œuvre en cours

Droit à l'aide à mourir

Loi n° 2026-794 relative au droit à l'aide à mourir

  • Ouvert aux adultes atteints d'une maladie grave et incurable en phase avancée ou terminale, avec des souffrances qui ne peuvent pas être apaisées.
  • La souffrance psychologique seule ne suffit pas ; la personne doit pouvoir exprimer une volonté libre et éclairée.
  • Validée par le Conseil constitutionnel le 14 août 2026, avec trois réserves d'interprétation.

Institutions et budget

15 sept. 2017En vigueur

Confiance dans la vie politique

Loi n° 2017-1339 pour la confiance dans la vie politique

  • Interdiction pour les élus et ministres d'employer des membres de leur famille comme collaborateurs.
  • Peine d'inéligibilité obligatoire en cas de condamnation pour atteinte à la probité, sauf décision motivée du juge.
30 déc. 2017En vigueur

Budget 2018 : fin de l'ISF

Loi n° 2017-1837 de finances pour 2018

  • L'impôt sur la fortune (ISF) est remplacé par un impôt sur la seule fortune immobilière (IFI).
  • Prélèvement forfaitaire unique de 30 % sur les revenus du capital (« flat tax »).
  • Début de la suppression de la taxe d'habitation sur les résidences principales.

Les liens « Texte officiel » ouvrent Légifrance, le site officiel du Journal officiel (ou EUR-Lex pour les textes européens). Les dossiers du Sénat retracent le parcours de chaque loi et renvoient vers ses résumés officiels.

Le point de départ

Les résultats de 2022

Pour voir d'où part chaque camp. Résultats officiels proclamés par le Conseil constitutionnel, en pourcentage des suffrages exprimés (sans les votes blancs et nuls).

En clair

En 2022, Emmanuel Macron et Marine Le Pen sont arrivés en tête au premier tour, juste devant Jean-Luc Mélenchon. Au second tour, Emmanuel Macron l'a emporté avec 58,55 %. Il ne peut pas se représenter en 2027 : la Constitution limite à deux mandats de suite.

Participation au 1er tour73,69 %
Participation au 2nd tour71,99 %
Votes blancs au 2nd tour6,37 %des votants

Premier tour, 10 avril 2022

Emmanuel Macron27,85 %
Marine Le Pen23,15 %
Jean-Luc Mélenchon21,95 %
Éric Zemmour7,07 %
Valérie Pécresse4,78 %
Yannick Jadot4,63 %
Jean Lassalle3,13 %
Fabien Roussel2,28 %
Nicolas Dupont-Aignan2,06 %
Anne Hidalgo1,75 %
Philippe Poutou0,77 %
Nathalie Arthaud0,56 %

Second tour, 24 avril 2022

Emmanuel MacronMarine Le Pen
Résultat
58,5541,45

18 768 639 voix contre 13 288 686. Abstention : 28,01 % des inscrits.

Parmi les candidats de 2027 couverts par ce guide, Marine Le Pen, Jean-Luc Mélenchon et Fabien Roussel étaient déjà candidats en 2022.

Sources
Le poids des jeunes

Qui vote ?

En 2022, Insee a suivi la participation de chaque électeur aux quatre tours de scrutin de l'année : deux de présidentielle, deux de législatives.

En clair

Les jeunes votent beaucoup moins que leurs aînés. En 2022, parmi les 18-24 ans, seulement 1 sur 6 a voté à tous les tours, et presque 1 sur 4 n'a voté à aucun. Ceux qui ne votent pas laissent les autres décider pour eux.

18-24 ans ayant voté à tous les tours16,4 %
70-74 ans ayant voté à tous les tours52,8 %
18-24 ans n'ayant voté à aucun tour23,8 %

Participation aux quatre tours de 2022, selon l'âge

A voté à tous les toursA voté à certains toursN'a voté à aucun tour
18-24 ans16,423,8
25-29 ans17,925,3
30-34 ans19,822,9
35-39 ans26,418,2
40-44 ans32,513,0
45-49 ans40,1
50-54 ans41,7
55-59 ans45,0
60-64 ans46,8
65-69 ans47,5
70-74 ans52,8
75-79 ans53,413,2
80-84 ans48,118,3
85-89 ans36,434,6
90 + ans21,055,6

En % des inscrits de chaque âge. Survolez une barre pour le détail. Les plus âgés votent moins après 80 ans, souvent pour des raisons de santé ou de mobilité.

Voir les chiffres en tableau
ÂgeTous les toursCertains toursAucun tour
18-24 ans16,4 %59,8 %23,8 %
25-29 ans17,9 %56,8 %25,3 %
30-34 ans19,8 %57,3 %22,9 %
35-39 ans26,4 %55,4 %18,2 %
40-44 ans32,5 %54,5 %13,0 %
45-49 ans40,1 %49,1 %10,8 %
50-54 ans41,7 %48,3 %10,0 %
55-59 ans45,0 %45,1 %9,9 %
60-64 ans46,8 %44,0 %9,2 %
65-69 ans47,5 %43,5 %9,0 %
70-74 ans52,8 %36,1 %11,1 %
75-79 ans53,4 %33,4 %13,2 %
80-84 ans48,1 %33,6 %18,3 %
85-89 ans36,4 %29,0 %34,6 %
90 + ans21,0 %23,4 %55,6 %

Suis-je prêt à voter ?

Source
Les règles du jeu

Calendrier officiel

Dates arrêtées en Conseil des ministres le 1er juillet 2026. Source : info.gouv.fr. Survolez les points de la frise.

En clair

On vote deux fois : le 18 avril 2027, puis le 2 mai pour départager les deux premiers. Pour être candidat, il faut 500 signatures d'élus avant le 12 mars. Le 12 mars, c'est aussi la date limite pour s'inscrire et pouvoir voter.

Aujourd'hui
Vote des Écologistes
Décret de convocation
Parrainages, inscriptions
Liste officielle
1er tour
2nd tour
Avant le12 mars 2027Inscription sur les listes électorales
Jusqu'au12 mars, 18 hDépôt des 500 parrainages
1er tour18 avril 2027Deux qualifiés, sauf majorité absolue des suffrages exprimés
2nd tour2 mai 2027Macron ne peut pas se représenter

Ajouter ces dates à mon agenda →

Mode d'emploi

Comment voter en 2027

Premier tour le dimanche 18 avril 2027, second tour le dimanche 2 mai. Les étapes ci-dessous suivent les règles officielles en vigueur au 20 octobre 2026.

En clair

Pour voter, il faut être inscrit dans sa commune avant le 12 mars 2027. Le jour du vote, on vient avec une pièce d'identité. Si on est absent, quelqu'un peut voter à sa place : c'est la procuration.

Suis-je prêt à voter ?

0 / 5

Vos cases cochées restent sur cet appareil, rien n'est envoyé.

Où je vote ?Trouver mon bureau de vote sur service-public.gouv.fr
  1. Vérifier que vous êtes inscrit

    Le service en ligne « Interroger sa situation électorale » de service-public.gouv.fr indique si vous êtes inscrit, dans quelle commune et dans quel bureau de vote. Utile après un déménagement ou si vous n'avez pas voté depuis longtemps.

    Vérifier son inscription sur service-public.gouv.fr

  2. S'inscrire au plus tard le vendredi 12 mars 2027

    En ligne ou en mairie. Il faut être français, avoir 18 ans au plus tard la veille du scrutin et figurer sur les listes. Les jeunes recensés à 16 ans et les personnes devenues françaises après 2018 sont inscrits d'office. Après un déménagement, il faut s'inscrire dans sa nouvelle commune.

    Aux municipales de 2026, la date limite en ligne tombait deux jours avant celle de la mairie (le mercredi) : mieux vaut ne pas attendre le dernier jour.

  3. Absent ce jour-là ? Donner procuration

    La demande se fait sur maprocuration.gouv.fr, puis se valide dans un commissariat, une gendarmerie ou un consulat. Depuis novembre 2025, elle peut se faire entièrement en ligne avec une identité numérique France Identité certifiée.

    La personne qui vote pour vous peut être inscrite dans une autre commune, mais elle doit se rendre dans votre bureau de vote. Elle ne peut détenir qu'une seule procuration établie en France. La procuration est possible jusqu'au dernier moment, mais la commune doit avoir le temps de l'enregistrer.

  4. Le jour du vote

    Une pièce d'identité avec photo est obligatoire dans les communes de plus de 1 000 habitants : carte d'identité ou passeport (acceptés s'ils sont périmés depuis moins de cinq ans), permis de conduire, carte Vitale avec photo, entre autres. La carte électorale n'est pas obligatoire. Les bureaux ouvrent en général de 8 h à 19 h, jusqu'à 20 h dans certaines grandes villes : l'horaire est indiqué par la mairie.

  5. Voter blanc, voter nul

    Une enveloppe vide ou un bulletin blanc est un vote blanc. Depuis 2014, il est compté à part, distinct du vote nul (bulletin déchiré, annoté, ou plusieurs bulletins). Mais ni l'un ni l'autre n'entre dans les suffrages exprimés : ils n'ont aucun effet sur le résultat, même s'ils sont très nombreux.

  6. Comment le président est élu

    Pour gagner dès le premier tour, il faut la majorité absolue des suffrages exprimés, ce qui n'est jamais arrivé sous la Ve République. Sinon, un second tour a lieu deux semaines plus tard entre les deux candidats restés en lice, en principe les deux arrivés en tête (article 7 de la Constitution).

Ajouter les dates à mon agenda

Sur iPhone, le lien Google Agenda fonctionne aussi dans le navigateur ; sinon, notez ces trois dates à la main.

Sources de cette page
Avant de croire une promesse

Que peut faire un président ?

Le président a beaucoup de pouvoir, mais il ne vote pas les lois. Beaucoup de promesses de campagne dépendent donc d'une majorité à l'Assemblée nationale.

En clair

Le président est très puissant, mais il ne fait pas les lois tout seul. Il a besoin de la majorité des députés. Sans elle, beaucoup de ses promesses ne peuvent pas se réaliser.

Ce qu'il peut faire seul

  • Nommer le Premier ministre (article 8).
  • Dissoudre l'Assemblée nationale et provoquer des législatives, mais pas plus d'une fois par an (article 12).
  • Engager les forces armées : il est chef des armées et seul à pouvoir engager la dissuasion nucléaire (article 15).
  • Saisir le Conseil constitutionnel pour vérifier une loi (article 61).
  • Prendre des pouvoirs exceptionnels en cas de menace grave et immédiate (article 16).

Ce qu'il fait avec le gouvernement

  • Nommer les ministres, sur proposition du Premier ministre.
  • Organiser un référendum, sur proposition du gouvernement ou du Parlement (article 11).
  • Signer les décrets et ordonnances, nommer aux hauts postes, gracier.

Ce qu'il ne peut pas faire seul

  • Voter une loi ou le budget : c'est le Parlement (article 24).
  • Conduire la politique au quotidien : c'est le gouvernement, responsable devant l'Assemblée, qui peut le renverser (articles 20 et 49).
  • Changer la Constitution : l'Assemblée et le Sénat doivent d'abord voter le même texte (article 89).

Pourquoi la majorité compte

Retraites, salaires, immigration, impôts : presque toutes les promesses passent par une loi, donc par un vote des députés. Sans majorité, le président doit négocier, ou nommer un Premier ministre d'un autre camp. C'est la cohabitation, déjà vécue en 1986-1988, 1993-1995 et 1997-2002.

L'Assemblée élue en 2024 n'a pas de majorité absolue. Elle reste en place après la présidentielle, sauf si le nouveau président la dissout, ce qu'il pourra faire dès son arrivée.

Et les référendums promis ?

Plusieurs candidats promettent des référendums, notamment sur l'immigration. L'article 11 limite les sujets possibles (institutions, politique économique, sociale ou environnementale). Pour modifier la Constitution, la voie prévue est l'article 89, qui exige d'abord un vote identique des deux chambres.

En 1962, le général de Gaulle a modifié la Constitution par l'article 11, une méthode contestée à l'époque et encore débattue par les juristes. Le Conseil constitutionnel pourrait être saisi d'une nouvelle tentative.

Sources de cette page
Schéma

Où se situent les candidats ?

Positionnement usuel retenu par les grands médias et Wikipédia. Il est contesté par certains intéressés : Glucksmann se dit de gauche et non du centre, le RN récuse le terme d'extrême droite. Cliquez sur un nom pour ouvrir sa fiche.

En clair

On range souvent les partis de la gauche vers la droite. C'est une façon simple de les situer les uns par rapport aux autres. Chaque candidat a ses propres nuances, et certains contestent l'étiquette qu'on leur donne.

Qui est qui

Les partis politiques

Les 13 partis qui ont un groupe à l'Assemblée nationale ou un candidat dans ce guide, présentés de gauche à droite selon le classement habituel (voir l'échiquier). Même fiche pour chacun. Les effectifs des groupes sont ceux du 6 octobre 2026.

En clair

Un parti réunit des gens qui partagent des idées et veulent gagner des élections. À l'Assemblée, les députés d'un même parti, ou de partis proches, se regroupent en groupe parlementaire. Un candidat à la présidentielle est souvent soutenu par un ou plusieurs partis.

L'Assemblée nationale aujourd'hui

577 sièges, répartis entre 11 groupes, de gauche (à gauche du graphique) à droite. Aucun groupe n'a la majorité absolue de 289 sièges.

GDR : Gauche démocrate et républicaine (communistes et élus d'outre-mer). LIOT : Libertés, indépendants, outre-mer et territoires, un groupe de centre sans parti unique. EPR : Ensemble pour la République (Renaissance). Dém. : Les Démocrates (MoDem). DR : Droite républicaine (LR). NI : députés non inscrits ; quelques sièges sont vacants. Un groupe compte aussi des « apparentés », qui siègent avec lui sans être membres du parti.

La France insoumise LFI

Gauche radicale
Fondé
2016, par Jean-Luc Mélenchon
À sa tête
Manuel Bompard, coordinateur
Assemblée
Groupe LFI : 70 députés
Parlement européen
9 eurodéputés
Candidat 2027
Jean-Luc Mélenchon

Idées phares : VIe République, retraite à 60 ans, SMIC à 1 600 € net, planification écologique.

Principale force du Nouveau Front populaire, l'alliance de la gauche aux législatives de 2024.

Site officiel · Fiche du candidat

Parti communiste français PCF

Gauche
Fondé
1920
À sa tête
Fabien Roussel, secrétaire national
Assemblée
Groupe GDR, avec des élus d'outre-mer : 17 députés
Parlement européen
Aucun eurodéputé
Candidat 2027
Fabien Roussel

Idées phares : Retraite à 60 ans, semaine de 32 heures, nationalisation des grandes banques, nucléaire public.

Le plus ancien parti encore actif ; membre du Nouveau Front populaire en 2024.

Site officiel · Fiches courtes

Les Écologistes EELV jusqu'en 2023

Gauche écologiste
Fondé
2010 (Europe Écologie-Les Verts), héritier des Verts créés en 1984
À sa tête
Marine Tondelier, secrétaire nationale
Assemblée
Groupe Écologiste et social : 38 députés
Parlement européen
5 eurodéputés
Candidat 2027
Marine Tondelier, sous réserve du vote des adhérents (10 au 13 décembre 2026)

Idées phares : Sortie planifiée du nucléaire, ISF climatique, salaire minimum à 2 000 € brut.

Membre du Nouveau Front populaire en 2024.

Site officiel · Fiches courtes

Debout !

Gauche
Fondé
2025, par François Ruffin après sa rupture avec LFI
À sa tête
François Ruffin
Assemblée
Pas de groupe propre (François Ruffin siège avec les écologistes)
Parlement européen
Aucun eurodéputé
Candidat 2027
François Ruffin

Idées phares : Statut des « travailleurs essentiels », SMIC à 1 700 € net, abrogation de la retraite à 64 ans.

Mouvement récent, centré sur le travail et la France des petites villes.

Site officiel · Fiches courtes

Parti socialiste PS

Gauche sociale-démocrate
Fondé
1969, refondé au congrès d'Épinay en 1971
À sa tête
Olivier Faure, premier secrétaire, réélu en juin 2025 avec 50,9 %
Assemblée
Groupe Socialistes et apparentés : 67 députés
Parlement européen
Liste commune avec Place publique en 2024 : 13 eurodéputés
Candidat 2027
Soutient Raphaël Glucksmann, vainqueur de la primaire de la gauche sociale-démocrate

Idées phares : Abrogation de la réforme des retraites, taxation des très hauts patrimoines, défense européenne.

Parti de François Mitterrand et de François Hollande ; membre du Nouveau Front populaire en 2024.

Site officiel · Fiche du candidat

Place publique PP

Centre gauche
Fondé
2018, par Raphaël Glucksmann et d'autres fondateurs
À sa tête
Raphaël Glucksmann et Aurore Lalucq, coprésidents
Assemblée
2 députés, qui siègent avec les socialistes
Parlement européen
3 eurodéputés, élus sur la liste commune avec le PS
Candidat 2027
Raphaël Glucksmann

Idées phares : Social-démocratie et Europe fédérale : soutien total à l'Ukraine, défense européenne, taxation des grands héritages.

Petit parti par ses élus, mais il porte le candidat de la gauche sociale-démocrate.

Site officiel · Fiche du candidat

Renaissance En Marche ! puis LREM

Centre
Fondé
2016 (En Marche !), devenu La République en marche en 2017, puis Renaissance en 2022
À sa tête
Gabriel Attal, secrétaire général
Assemblée
Groupe Ensemble pour la République : 90 députés
Parlement européen
Liste commune avec le MoDem et Horizons en 2024 : 13 eurodéputés
Candidat 2027
Gabriel Attal

Idées phares : Garder la retraite à 64 ans avec une part de capitalisation, règle d'or budgétaire, une journée référendaire par an.

Parti fondé pour l'élection d'Emmanuel Macron en 2017.

Site officiel · Fiche du candidat

Mouvement démocrate MoDem

Centre
Fondé
2007, par François Bayrou
À sa tête
François Bayrou, président
Assemblée
Groupe Les Démocrates : 37 députés
Parlement européen
Élus sur la liste commune du bloc central en 2024
Candidat 2027
Pas de candidat déclaré

Idées phares : Proportionnelle aux législatives, rigueur budgétaire, construction européenne.

Allié d'Emmanuel Macron depuis 2017 ; François Bayrou a été Premier ministre de décembre 2024 à septembre 2025.

Site officiel · Comparer les programmes

Horizons

Centre droit
Fondé
2021, par Édouard Philippe
À sa tête
Édouard Philippe, président
Assemblée
Groupe Horizons et indépendants : 34 députés
Parlement européen
Élus sur la liste commune du bloc central en 2024
Candidat 2027
Édouard Philippe

Idées phares : Retraite à 65 ans avec une part de capitalisation, déficit ramené à 2 % du PIB, une vingtaine d'ordonnances dès 2027.

Membre de l'ancienne majorité présidentielle.

Site officiel · Fiche du candidat

Les Républicains LR, ex-UMP

Droite
Fondé
2015, en remplacement de l'UMP créée en 2002
À sa tête
Bruno Retailleau, président depuis mai 2025
Assemblée
Groupe Droite républicaine : 47 députés
Parlement européen
6 eurodéputés
Candidat 2027
Bruno Retailleau

Idées phares : Référendum sur l'immigration, révision constitutionnelle dès 2027, 197 Md€ d'économies.

Héritier du gaullisme et du parti de Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy. David Lisnard l'a quitté en mars 2026.

Site officiel · Fiche du candidat

Nouvelle Énergie

Droite libérale
Fondé
2022, par David Lisnard
À sa tête
David Lisnard, président
Assemblée
Pas de groupe à l'Assemblée
Parlement européen
Aucun eurodéputé
Candidat 2027
David Lisnard

Idées phares : Baisse des cotisations pour augmenter le net, 200 Md€ d'économies par an en fin de quinquennat, titres de séjour divisés par huit.

Mouvement devenu parti de candidat quand David Lisnard a quitté LR en mars 2026 ; il revendique 55 000 adhérents.

Site officiel · Fiche du candidat

Union des droites pour la République UDR

Droite alliée au RN
Fondé
2024, par Éric Ciotti après sa rupture avec LR
À sa tête
Éric Ciotti, président
Assemblée
Groupe UDR : 17 députés
Parlement européen
1 eurodéputé
Candidat 2027
Soutient le candidat du RN

Idées phares : Rapprochement des droites avec le RN, baisse des impôts, fermeté sur l'immigration.

En 2024, le ministère de l'Intérieur a classé ses candidats « union de l'extrême droite », ce que conteste Éric Ciotti.

Comparer les programmes

Rassemblement national RN, ex-FN

Extrême droite
Fondé
1972 (Front national), renommé Rassemblement national en 2018
À sa tête
Jordan Bardella, président, réélu le 25 octobre 2026 avec 98,98 % des voix (Euronews)
Assemblée
Groupe RN : 118 députés
Parlement européen
30 eurodéputés
Candidat 2027
Marine Le Pen ; Jordan Bardella est son remplaçant désigné si elle ne pouvait pas se présenter (voir sa fiche)

Idées phares : Priorité nationale, fin du droit du sol, retour à la retraite à 62 ans, TVA à 5,5 % sur l'énergie.

Premier groupe de l'Assemblée et premier parti aux européennes de 2024 (31,4 %).

Site officiel · Fiche du candidat

D'autres partis existent sans groupe à l'Assemblée ni candidat suivi dans ce guide, par exemple Reconquête (5 eurodéputés élus en 2024, dont 4 l'ont ensuite quitté), Lutte ouvrière ou le Nouveau Parti anticapitaliste. La liste complète des candidats officiels sera publiée par le Conseil constitutionnel en mars 2027.

Sources
Rapport de force

Ce que disent les sondages en octobre 2026

Une intention de vote n'est pas une prédiction. Sur 1 000 personnes, la marge d'erreur atteint environ 3 points.

En clair

Un sondage demande à environ 1 000 personnes pour qui elles voteraient aujourd'hui. Ce n'est pas un résultat : les avis changent, et chaque chiffre peut se tromper de 2 ou 3 points.

Premier tour, Ifop (17 au 19 octobre)

1 928 personnes interrogées, juste après les violences du 17 octobre. Hypothèse principale, avec Philippe et Attal tous deux candidats.

MLPLe Pen36 %
JLMMélenchon16,5 %
RGGlucksmann13,5 %
ÉPPhilippe12 %
BRRetailleau5,5 %
DLLisnard5,5 %
GAAttal5 %

Selon les hypothèses, Le Pen va de 36 à 38 %, Philippe de 12 à 15 %, Glucksmann de 13,5 à 16 %, Attal de 5 à 13 %. Roussel, Ruffin et Tondelier : chiffres non publiés pour cette vague (environ 2 % mi-octobre). Ifop teste aussi François Hollande (10 % dans une hypothèse d'union de la gauche modérée) : il n'est pas candidat et dit trancher mi-décembre. Sources : Sud Radio, Ifop-Fiducial vague 7, Sud Radio sur Hollande, notices de la Commission des sondages.

Seconds tours testés

Chaque barre est un sondage. La ligne pointillée marque 50 %.

Le PenPhilippe
Ifop 19/10
5644
YouGov 18/10
5248
Odoxa 15/10
5347
OpinionWay 16/10
5644
Le PenGlucksmann
Ifop 19/10
5743
YouGov 18/10
5545
OpinionWay 16/10
5644
Le PenAttal
Ifop 19/10
5842
YouGov 18/10
5545
Le PenMélenchon
Ifop 19/10
6832
YouGov 18/10
6832
Elabe 18/10
6931
PhilippeMélenchon
YouGov 18/10
6634

Sources : agrégateur EPOC Info et Ifop-Fiducial du 17 au 19 octobre. Le Pen est en tête dans toutes les hypothèses testées ; la seconde place du premier tour se dispute entre Mélenchon, Philippe et Glucksmann.

Autre sondage récent : Ipsos bva (21 et 22 octobre)

1 500 personnes inscrites sur les listes électorales, pour Le Parisien. Quatre hypothèses de premier tour. Fourchettes selon les hypothèses.

  • Le Pen : 32 à 33,5 %, en tête dans toutes les hypothèses.
  • Mélenchon : 17 % dans toutes les hypothèses ; il se qualifierait pour le second tour dans chacune.
  • Glucksmann : 13 à 15,5 %.
  • Philippe : 13 à 15 % (15 % s'il est seul candidat du bloc central).
  • Retailleau : 5,5 % face à Lisnard, 7,5 à 11,5 % sans lui.
  • Attal : 4 % face à Philippe, 9,5 % s'il est seul candidat du bloc central.
  • Lisnard : 6,5 % (testé face à Retailleau).

Ordre des scores. La page publiée ne détaille pas les seconds tours. Source : Ipsos bva, CESI et Le Parisien (24 octobre 2026).

Comment ça a bougé depuis 2023

Premier tour, sondages Ifop. Chaque barre va du score le plus bas au plus haut selon les hypothèses testées (qui est candidat ou non). Les hypothèses ont changé d'une vague à l'autre : c'est une tendance, pas une courbe exacte. Échelle de 0 à 40 %.

Le Pen
02040Oct.2023Le Pen, Ifop octobre 2023 : de 31 à 33 % selon les hypothèses31–33Sep.2024Le Pen, Ifop septembre 2024 : de 34 à 35 % selon les hypothèses34–35Déc.2024Le Pen, Ifop décembre 2024 : de 36 à 38 % selon les hypothèses36–38Août2026Le Pen, Ifop août 2026 : de 33 à 35 % selon les hypothèses33–3514 oct.2026Le Pen, Ifop 12 au 14 octobre 2026 : de 32 à 36 % selon les hypothèses32–3619 oct.2026Le Pen, Ifop 17 au 19 octobre 2026 : de 36 à 38 % selon les hypothèses36–38
Mélenchon
02040Oct.2023Mélenchon, Ifop octobre 2023 : de 14 à 15 % selon les hypothèses14–15Sep.2024Mélenchon, Ifop septembre 2024 : au plus 10 %10Déc.2024Mélenchon, Ifop décembre 2024 : de 11 à 12 % selon les hypothèses11–12Août2026Mélenchon, Ifop août 2026 : de 16 à 19 % selon les hypothèses16–1914 oct.2026Mélenchon, Ifop 12 au 14 octobre 2026 : de 16 à 17 % selon les hypothèses16–1719 oct.2026Mélenchon, Ifop 17 au 19 octobre 2026 : 16,5 %16,5
Philippe
02040Oct.2023Philippe, Ifop octobre 2023 : 26 %26Sep.2024Philippe, Ifop septembre 2024 : jusqu'à 27 %27Déc.2024Philippe, Ifop décembre 2024 : 25 %25Août2026Philippe, Ifop août 2026 : de 14,5 à 21 % selon les hypothèses14,5–2114 oct.2026Philippe, Ifop 12 au 14 octobre 2026 : de 13 à 18 % selon les hypothèses13–1819 oct.2026Philippe, Ifop 17 au 19 octobre 2026 : de 12 à 15 % selon les hypothèses12–15
Glucksmann
02040Oct.2023–Sep.2024–Déc.2024–Août2026Glucksmann, Ifop août 2026 : de 11 à 17 % selon les hypothèses11–1714 oct.2026Glucksmann, Ifop 12 au 14 octobre 2026 : de 11,5 à 16 % selon les hypothèses11,5–1619 oct.2026Glucksmann, Ifop 17 au 19 octobre 2026 : de 13,5 à 16 % selon les hypothèses13,5–16
Attal
02040Oct.2023Attal, Ifop octobre 2023 : 19 %19Sep.2024Attal, Ifop septembre 2024 : 24 %24Déc.2024Attal, Ifop décembre 2024 : 20 %20Août2026Attal, Ifop août 2026 : de 8 à 15 % selon les hypothèses8–1514 oct.2026Attal, Ifop 12 au 14 octobre 2026 : 6 % dans l'hypothèse de base619 oct.2026Attal, Ifop 17 au 19 octobre 2026 : de 5 à 13 % selon les hypothèses5–13
Retailleau
02040Oct.2023–Sep.2024–Déc.2024–Août2026Retailleau, Ifop août 2026 : de 6 à 12 % selon les hypothèses6–1214 oct.2026Retailleau, Ifop 12 au 14 octobre 2026 : 6 %619 oct.2026Retailleau, Ifop 17 au 19 octobre 2026 : de 5,5 à 7,5 % selon les hypothèses5,5–7,5
Lisnard
02040Oct.2023–Sep.2024–Déc.2024–Août2026–14 oct.2026Lisnard, Ifop 12 au 14 octobre 2026 : 6 %619 oct.2026Lisnard, Ifop 17 au 19 octobre 2026 : de 5,5 à 7 % selon les hypothèses5,5–7
Voir les chiffres en tableau
CandidatOct. 2023Sept. 2024Déc. 2024Août 202612-14 oct. 202617-19 oct. 2026
Le Pen31 à 3334 à 3536 à 3833 à 3532 à 3636 à 38
Mélenchon14 à 151011 à 1216 à 1916 à 1716,5
Philippe26272514,5 à 2113 à 1812 à 15
Glucksmann–––11 à 1711,5 à 1613,5 à 16
Attal1924208 à 1565 à 13
Retailleau–––6 à 1265,5 à 7,5
Lisnard––––65,5 à 7
Sources de l'évolution
En un coup d'œil

Situations judiciaires

Rouge : condamnation non définitive. Orange : procédure ouverte ou plainte, sans condamnation. Vert : aucune procédure identifiée. Le détail est dans chaque fiche.

En clair

Certains candidats ont des affaires en justice. Être accusé, ce n'est pas être coupable : on indique où en est chaque dossier.

Vérifié

Idées reçues

Des phrases qu'on entend dans tous les camps, confrontées aux sources. Le verdict porte sur l'affirmation telle qu'elle circule, pas sur le bien-fondé d'une politique.

En clair

On entend beaucoup de choses pendant une campagne. Ici, on vérifie des phrases courantes avec des sources sérieuses, et on dit si c'est vrai, faux ou plus compliqué.

EuropeFaux

« Le RN veut toujours faire sortir la France de l'euro. »

C'était au programme de Marine Le Pen en 2017. Le parti l'a abandonné en 2019 : il veut désormais changer la politique de la Banque centrale européenne de l'intérieur. Des analystes (Terra Nova, Institut Jacques Delors) estiment toutefois que faire primer le droit national sur le droit européen, comme le propose le RN, reviendrait à vider l'Union de sa substance.

Source : Public Sénat, avril 2019

EuropePlus nuancé

« LFI veut faire sortir la France de l'Union européenne. »

En 2017, le « plan B » de Jean-Luc Mélenchon prévoyait une sortie des traités européens si leur renégociation échouait. Depuis 2022, LFI ne parle plus de sortie mais de « désobéissance » : appliquer son programme même s'il contredit les règles européennes, quitte à entrer en conflit avec Bruxelles.

Source : Le Grand Continent, mai 2022

RetraitesFaux

« Marine Le Pen promet la retraite à 60 ans pour tous. »

Le RN propose un retour à 62 ans, et 60 ans seulement pour les carrières longues, avec 40 annuités. LFI et le PCF sont les seuls à proposer 60 ans pour tous, sous condition de 40 annuités.

Source : Comparatif par thème du guide et ses sources

VotesPlutôt faux

« Le RN a voté contre l'inscription de l'IVG dans la Constitution. »

Lors du Congrès du 4 mars 2024, Marine Le Pen a voté pour. Dans son groupe, 46 parlementaires ont voté pour, 20 se sont abstenus et 11 ont voté contre. Le texte a été adopté par 780 voix contre 72.

Source : Datan, scrutin du 4 mars 2024

RetraitesPlus nuancé

« La réforme des retraites de 2023 n'a jamais été votée. »

Le Sénat l'a votée. À l'Assemblée, le gouvernement a utilisé le 49.3 : il n'y a pas eu de vote sur le texte, mais sur une motion de censure, rejetée à 9 voix près. Juridiquement, la loi est adoptée ; politiquement, l'absence de vote des députés reste contestée.

Source : Datan, motion de censure du 20 mars 2023

ÉconomiePas démontré

« La suppression de l'ISF a relancé l'investissement. »

L'évaluation officielle de France Stratégie et de l'Institut des politiques publiques (octobre 2023) constate surtout une forte hausse des dividendes versés (environ 23 Md€ par an contre 14 auparavant) et moins de départs de contribuables fortunés. Elle ne trouve pas d'effet net du remplacement de l'ISF sur l'investissement des entreprises ; l'effet sur les créations d'entreprises existe mais reste modeste.

Source : Actu-Juridique, novembre 2023, sur le rapport de France Stratégie

ÉconomieVrai, avec du contexte

« La dette a explosé depuis 2017. »

Elle est passée d'environ 2 230 Md€ (99 % du PIB à l'époque) mi-2017 à 3 595 Md€ (119 % du PIB) mi-2026. Selon l'OFCE, environ la moitié de la hausse entre 2016 et 2023 s'explique par les crises (Covid, énergie) ; l'autre moitié par des choix politiques, dont des baisses d'impôts non financées, en partie décidées après les gilets jaunes.

Source : Insee, septembre 2017 ; Insee, septembre 2026 ; OFCE, mai 2024

ÉconomiePresque

« La France est le pays où l'on paie le plus d'impôts. »

En 2024, la France est 2e de l'OCDE pour le poids des impôts et cotisations : 43,5 % du PIB, derrière le Danemark (45,2 %), pour une moyenne de 34,1 %. Ce chiffre inclut les cotisations qui financent retraites et santé, publiques en France mais souvent privées ailleurs.

Source : OCDE, Statistiques des recettes publiques 2025

ÉconomiePlutôt vrai

« La dette française est surtout détenue par l'étranger. »

Fin 2024, environ 55 % de la dette négociable de l'État était détenue par des non-résidents, selon l'Agence France Trésor. Cela inclut des investisseurs de la zone euro ; la part détenue par la Banque de France est, elle, en France.

Source : Le Grand Continent, septembre 2025, d'après l'Agence France Trésor

SécuritéPlus nuancé

« La délinquance explose. »

Ça dépend des faits. Entre 2016 et 2025, les violences physiques et sexuelles, les tentatives d'homicide, le trafic de stupéfiants et les escroqueries augmentent ; les cambriolages, les vols avec armes et les vols de véhicules diminuent. En 2025, 975 personnes ont été tuées, un chiffre stable sur un an. Une partie de la hausse des violences sexuelles traduit aussi davantage de plaintes.

Source : Ministère de l'Intérieur (SSMSI), bilan 2025 publié en juillet 2026

InstitutionsFaux

« Si le vote blanc est majoritaire, l'élection est annulée. »

Le vote blanc est compté à part depuis 2014, mais il n'entre pas dans les suffrages exprimés. Le président est élu à la majorité des suffrages exprimés, quel que soit le nombre de votes blancs. Changer cela demanderait de réviser la Constitution.

Source : Maire-info, février 2014

Une affirmation à vérifier ? Les grandes rédactions ont des cellules de fact-checking : AFP Factuel, Les Décodeurs (Le Monde), Les Surligneurs pour le droit.

Sept fiches détaillées, trois fiches courtes

Les candidats

Par ordre alphabétique. Chaque fiche suit la même grille : parcours, propositions, critiques, réponses, situation judiciaire, sources.

En clair

Voici les principales personnes qui veulent devenir président. Chaque fiche explique, avec la même méthode pour tous, qui elles sont, ce qu'elles proposent et ce qu'on leur reproche.

Autres candidats

MLP
Marine Le Pen
Rassemblement national · extrême droite · 58 ans
Ifop, 1er tour36 %
Candidate déclarée le 7 juillet 2026Condamnée en appel, pourvoi en cassation en cours

Sites officiels : Rassemblement national · X · Programme mesure par mesure : Votons 2027 (site indépendant)

Parcours

Fille de Jean-Marie Le Pen, fondateur du Front national, elle adhère au parti en 1986. Avocate de formation, elle le préside de 2011 à 2021 et le rebaptise Rassemblement national en 2018. Candidate en 2012, 2017 et 2022, elle atteint deux fois le second tour face à Emmanuel Macron (23,15 % au premier tour en 2022). Députée du Pas-de-Calais, elle a présidé le groupe RN à l'Assemblée, présidence qu'elle a annoncé laisser à Sébastien Chenu en octobre 2026. Elle a lancé sa campagne le 25 octobre 2026 à Orléans, devant environ 10 000 militants. Jordan Bardella, président du RN depuis 2022 et réélu le 25 octobre 2026, fait campagne en tandem avec elle, se positionne comme son Premier ministre en cas de victoire et reste son remplaçant désigné si elle ne pouvait pas se présenter.

Ce qu'elle propose

Programme présenté par étapes, pas encore publié en entier.

  • Abroger la réforme de 2023 : retour à 62 ans, et 60 ans pour certains salariés ayant commencé tôt.
  • « Priorité nationale » pour l'emploi, le logement social et les aides sociales, au besoin par référendum constitutionnel.
  • Réduire fortement l'immigration légale et supprimer le droit du sol, par référendum.
  • Baisser la TVA de 20 % à 5,5 % sur l'électricité, le gaz et les carburants.
  • Exonérer d'impôt sur le revenu les actifs de moins de 30 ans ; porter le minimum vieillesse à 1 000 € par mois ; réindexer les retraites sur l'inflation.
  • Relancer massivement le nucléaire, moratoire sur l'éolien ; refus de l'ISF.
  • Sécurité : peines planchers, fin des réductions et aménagements de peine, présomption de légitime défense pour les forces de l'ordre, 85 000 places de prison.
  • Demandes d'asile traitées uniquement depuis l'étranger ; expulsion systématique des étrangers délinquants.

Ce que lui reprochent ses adversaires

  • Une condamnation pour détournement de fonds publics européens, et des attaques publiques contre la magistrate qui l'a jugée en première instance.
  • La « priorité nationale » est contestée au nom du principe d'égalité, d'où le recours prévu au référendum.
  • Des promesses coûteuses (TVA, retraites, exonérations) sans financement détaillé, selon ses opposants et plusieurs commentateurs.
  • Les liens passés du FN avec la Russie, notamment le prêt contracté en 2014 auprès d'une banque russe.

Ce qu'elle et ses soutiens répondent

  • Elle se dit innocente et dénonce une décision visant à l'empêcher de se présenter.
  • Ses soutiens mettent en avant un électorat stable et large, surtout chez les ouvriers et employés, et sa promesse de protéger le pouvoir d'achat.
  • Le RN présente la priorité nationale et le référendum comme un retour de la décision au peuple.

Situation judiciaire

Affaire des assistants parlementaires européens du FN. Première instance (31 mars 2025) : 4 ans de prison dont 2 ferme, 100 000 € d'amende, 5 ans d'inéligibilité avec effet immédiat. Appel (7 juillet 2026) : culpabilité confirmée, peine allégée à 3 ans de prison dont un sous bracelet électronique et 45 mois d'inéligibilité dont 30 avec sursis, ce qui lui permet de se présenter. Son pourvoi en cassation suspend la peine. La Cour de cassation a indiqué vouloir statuer avant l'élection.

Sources de la fiche
DL
David Lisnard
Nouvelle Énergie · droite libérale · 57 ans
Ifop, 1er tour5,5 %
Candidat déclaré le 31 mars 2026Aucune procédure judiciaire le visant

Sites officiels : Nouvelle Énergie · X · Programme : Notre programme (Nouvelle Énergie)

Parcours

Né en 1969 à Limoges, diplômé de Sciences Po Bordeaux. Conseiller départemental des Alpes-Maritimes à partir de 2008, maire de Cannes depuis 2014, réélu dès le premier tour en mars 2026 avec 81 % des voix. Président de l'Association des maires de France depuis 2021, il se représente à sa tête fin novembre 2026. Il fonde en 2022 son mouvement libéral, Nouvelle Énergie, et quitte LR le 31 mars 2026 en annonçant sa candidature. Il n'a jamais été ministre ni parlementaire.

Ce qu'il propose

  • Baisser les cotisations salariales pour augmenter le salaire net : environ 250 € de plus par mois pour un salaire de 2 500 €, financés par la baisse des dépenses publiques.
  • 80 Md€ d'économies la première année, puis 200 Md€ par an en fin de quinquennat ; ne pas remplacer tous les départs de fonctionnaires (environ 500 000 par an) ; supprimer les agences régionales de santé.
  • Impôt sur les sociétés à 20 % ; suppression de l'impôt sur la fortune immobilière et des droits de succession en ligne directe ; une allocation sociale unique plafonnée et un RSA sous conditions.
  • Retraites : garder la réforme de 2023, qu'il juge insuffisante, et ajouter une part de capitalisation obligatoire au-dessus d'une base d'environ 1 200 € par mois.
  • Immigration : titres de séjour divisés par huit, fin de l'automaticité du droit du sol, suppression de l'aide médicale d'État, référendum pour faire primer le droit français ; dénoncer l'accord franco-algérien de 1968.
  • Majorité pénale à 16 ans, peines planchers, 20 000 places de prison ; retour au septennat et référendum d'initiative citoyenne ; nucléaire prolongé, fin des aides publiques à l'éolien et au solaire.

Ce que lui reprochent ses adversaires

  • Des chiffres qui bougent : son plan d'économies est passé de 200 Md€ sur le quinquennat à 200 Md€ par an en fin de mandat, et l'essentiel servirait à baisser les cotisations, si bien que le déficit ne baisserait que d'une partie de ce total (analyse de L'Essentiel de l'Éco). Aucun organisme indépendant ne l'a chiffré.
  • Il cite en modèle Javier Milei, le président argentin. Pour le politologue Raphaël Morisset, son libéralisme économique va avec des positions peu libérales sur les plans politique et social.
  • À droite, LR lui reproche de diviser son camp : Bruno Retailleau estime que l'un des deux devra se retirer et qu'aller jusqu'au bout à deux serait « le plus stupide ». Un dirigeant LR le qualifie d'« épine dans le pied ».
  • Il mène campagne tout en présidant l'Association des maires de France. Son concurrent à la tête de l'association, Philippe Laurent, y fait allusion : « Ma seule ambition est l'AMF ».

Ce qu'il et ses soutiens répondent

  • Il juge « très raisonnable » de baisser la dépense publique de 300 Md€, pour la ramener à environ 50 % de la richesse produite, et rappelle que la France resterait parmi les pays qui dépensent le plus.
  • Il assume l'exemple argentin : il salue la baisse de 35 % des dépenses fédérales et la division par deux du nombre de ministères sous Milei, et estime que la France présente les mêmes symptômes.
  • Plutôt qu'un retrait, il réclame une primaire ouverte à tous les candidats de la droite et du centre.
  • Il se présente comme un candidat hors du système et dénonce « un entre-soi, un parisianisme » chez les élites. Son équipe affirme que sa percée sur les réseaux sociaux repose sur des années de travail de terrain, pas sur un emballement artificiel.

Situation judiciaire

Aucune procédure le visant n'a été identifiée.

Sources de la fiche
JLM
Jean-Luc Mélenchon
La France insoumise · gauche radicale · 75 ans
Ifop, 1er tour16,5 %
Candidat déclaré le 3 mai 2026Aucune mise en examen ; une plainte déposée en 2026

Sites officiels : La France insoumise · X · Programme mesure par mesure : Votons 2027 (site indépendant)

Parcours

Né en 1951 à Tanger. Militant trotskiste dans sa jeunesse, puis trente ans au Parti socialiste : sénateur de l'Essonne, ministre délégué à l'Enseignement professionnel (2000-2002). Il quitte le PS en 2008, fonde le Parti de gauche puis La France insoumise en 2016. Quatrième candidature : 11 % en 2012, près de 20 % en 2017, 21,95 % en 2022, à environ 420 000 voix du second tour. Il a ensuite fédéré la gauche dans la NUPES puis le Nouveau Front populaire.

Sa compagne, Sophia Chikirou, a dirigé la communication de ses campagnes de 2012 et 2017 ; elle est députée de Paris et a été candidate LFI à la mairie de Paris en 2026.

Ce qu'il propose

Programme « L'Avenir en commun », environ 830 mesures (édition 2025), en cours d'actualisation.

  • Retraite à 60 ans avec 40 annuités ; semaine de 32 heures, notamment pour les métiers pénibles.
  • SMIC à 1 600 € net ; blocage des prix de première nécessité.
  • Rétablir l'ISF et supprimer la flat tax sur les revenus du capital.
  • Remboursement à 100 % des soins prescrits, mutuelles intégrées à la Sécurité sociale.
  • Planification écologique, 100 % d'énergies renouvelables en 2050, sortie planifiée du nucléaire, interdiction du glyphosate.
  • VIe République par une assemblée constituante.
  • Sécurité : police de proximité, démantèlement des BAC et des BRAV-M, interdiction des tasers et des grenades de désencerclement, abrogation de la loi de 2017 sur le refus d'obtempérer.
  • Immigration : droit du sol intégral, droit de vote des étrangers aux élections locales, carte de séjour de dix ans comme titre de référence.

Ce que lui reprochent ses adversaires

  • Des accusations d'antisémitisme : en mars 2026, le PS a dénoncé des « propos antisémites » après la façon dont il a prononcé les noms « Epstein » et « Glucksmann ».
  • Un fonctionnement interne autoritaire, décrit dans le livre-enquête La Meute (2025, plus de 200 témoignages) et par d'anciens proches écartés en 2024 (Corbière, Garrido, Simonnet).
  • Son soutien au collectif antifasciste Jeune Garde après la mort d'un jeune homme de 23 ans à Lyon, lors d'affrontements en février 2026.
  • Un programme jugé trop coûteux par la droite et le centre ; des positions internationales critiquées (OTAN, Russie avant 2022).
  • Le candidat contre qui Le Pen l'emporte le plus largement dans les sondages de second tour.

Ce qu'il et ses soutiens répondent

  • Il qualifie les accusations d'antisémitisme d'« intolérables » et y voit une manœuvre pour l'isoler.
  • LFI qualifie La Meute de « collage de ragots » et de « fiction ».
  • Ses soutiens mettent en avant le programme le plus détaillé, sa capacité à mobiliser les jeunes et les quartiers populaires, et son score de 2022.

Situation judiciaire

Assistants parlementaires européens : instruction close en mai 2026 sans mise en examen. Comptes de campagne 2017 : instruction close, quatre mises en examen dont lui ne fait pas partie, pas encore de décision. Plainte pour apologie du terrorisme déposée en juin 2026 par des victimes du 7-Octobre : à ce stade une plainte, pas une poursuite. Antécédent : condamné en 2019 à trois mois de prison avec sursis pour rébellion et provocation lors de la perquisition du siège de LFI en 2018.

Sources de la fiche
ÉP
Édouard Philippe
Horizons · centre droit · 55 ans
Ifop, 1er tour12 %
Candidat déclaré depuis septembre 2024Information judiciaire ouverte (Le Havre), qu'il conteste

Sites officiels : Horizons · X · Programme mesure par mesure : Votons 2027 (site indépendant)

Parcours

Né en 1970 à Rouen. Issu de la droite (UMP puis LR), maire du Havre depuis 2010 avec une interruption pendant Matignon. Premier ministre d'Emmanuel Macron de mai 2017 à juillet 2020 (crise des gilets jaunes, première réforme des retraites abandonnée, début du Covid). Il fonde Horizons en 2021. Il se dispute l'électorat du bloc central avec Gabriel Attal et refuse toute primaire.

Ce qu'il propose

  • Retraite à 65 ans, avec une part de capitalisation collective.
  • Ramener le déficit à 2 % du PIB en fin de quinquennat ; règle d'or dans la Constitution ; non-remplacement d'un fonctionnaire sur trois.
  • Pacte avec les entreprises : 50 Md€ de baisse des impôts de production contre 50 Md€ d'aides publiques en moins ; pas de nouvel impôt ni de nouvelle norme pendant le quinquennat.
  • Exonérer de cotisations les salariés qui travaillent deux heures de plus par semaine ; durée maximale du chômage ramenée de 18 à 12 mois pour les moins de 50 ans.
  • Diviser par deux l'immigration ; part fiscale dès le 2e enfant.
  • Énergie : nouvelle génération de réacteurs nucléaires, renouvelables, électrification des usages ; refus de « l'écologie de la contrainte ».
  • Peines planchers pour les infractions les plus graves, courtes peines dès la première infraction, suppression du juge d'application des peines.
  • Une vingtaine d'ordonnances présentées au Parlement dès juillet 2027.

Ce que lui reprochent ses adversaires

  • À gauche : un programme d'austérité qui fait porter l'effort sur les retraités, les chômeurs et les fonctionnaires.
  • Son bilan à Matignon, de la crise des gilets jaunes à la gestion du Covid.
  • Au centre : une campagne jugée poussive et un refus de s'entendre avec Attal qui risque d'éliminer le bloc central dès le premier tour.
  • L'enquête judiciaire en cours sur sa gestion au Havre.

Ce qu'il et ses soutiens répondent

  • Il parle de « vérité comptable » : sans réformes de fond, les finances publiques ne tiennent pas.
  • Ses soutiens rappellent qu'il est, dans les sondages, le candidat le moins nettement battu par Le Pen au second tour.
  • Son équipe qualifie l'affaire du Havre de « vieille affaire » ; il conteste les faits depuis le début.

Situation judiciaire

Le Havre : en mai 2026, le Parquet national financier a ouvert une information judiciaire pour détournement de fonds publics, favoritisme, prise illégale d'intérêts et concussion, autour de la gestion de la Cité numérique. Il n'est pas mis en examen à ce stade et conteste les faits. Gestion du Covid : la Cour de justice de la République a prononcé un non-lieu en sa faveur le 7 juillet 2025.

Sources de la fiche
RG
Raphaël Glucksmann
Place publique, soutenu par le PS · centre gauche · 47 ans
Ifop, 1er tour13,5 %
Vainqueur de la primaire le 11 octobre 2026 (66 %)Aucune procédure judiciaire le visant

Sites officiels : Place publique · X · Programme mesure par mesure : Votons 2027 (site indépendant)

Parcours

Né en 1979, fils du philosophe André Glucksmann. Journaliste et documentariste, puis conseiller du président géorgien Mikheïl Saakachvili de 2009 à 2012. Bref passage par la droite libérale (Alternative libérale, 2007), puis fondation de Place publique en 2018. Eurodéputé depuis 2019 ; tête de liste PS-Place publique aux européennes : 6,2 % en 2019, 13,8 % en 2024. Il a présidé la commission spéciale du Parlement européen sur l'ingérence étrangère (2020-2024). N'a jamais été ministre.

Ce qu'il propose

Programme présidentiel complet pas encore publié ; mesures issues de son livre de mai 2026 et du projet de Place publique.

  • SMIC à 1 600 € net en deux ans ; abroger la réforme des retraites de 2023.
  • Garantie à l'emploi par la généralisation de « Territoires zéro chômeur ».
  • Taxer davantage les très hauts patrimoines et les grandes entreprises.
  • Loi Climat : -90 % d'émissions en 2040 ; loi contre la fast-fashion, score carbone, fin des plastiques jetables d'ici 2030 ; nucléaire maintenu.
  • Soutien total à l'Ukraine et défense européenne financée par emprunt commun.
  • Sécurité : police de proximité modernisée, équipes mobiles de prévention, office anti-blanchiment, convention citoyenne sur les drogues incluant la légalisation du cannabis ; fin de la concentration présidentielle du pouvoir.
  • Immigration : régulariser les travailleurs sans papiers, convention citoyenne sur l'immigration, abroger la loi immigration de 2024, sortir du règlement de Dublin.

Ce que lui reprochent ses adversaires

  • Son rôle auprès de Saakachvili, dont la présidence a mêlé réformes pro-européennes et dérives autoritaires (répression de 2007, scandale de torture dans les prisons en 2012). Une enquête de Marianne lui attribue un rôle dans des discussions sur l'armement.
  • Pour LFI et le PCF : un « va-t-en-guerre » sur l'Ukraine et un homme de centre gauche plus que de gauche.
  • Une image jugée élitiste et une absence d'expérience gouvernementale.

Ce qu'il et ses soutiens répondent

  • Il présente son engagement géorgien comme un combat contre l'expansionnisme russe, après la guerre de 2008. Un chercheur de l'Ifri juge « caricaturale » l'accusation d'avoir servi un « dictateur ».
  • Ses soutiens mettent en avant la constance de sa ligne sur la Russie et sa capacité à rassembler de la gauche modérée au centre.
  • Il refuse toute alliance avec LFI, qu'il dit avoir quitté la tradition de la gauche républicaine.

Situation judiciaire

Aucune procédure le visant n'a été identifiée. Saakachvili, qu'il conseillait, a été condamné en Géorgie (abus de pouvoir, détournement de fonds entre 2009 et 2012) par une justice dont le Parlement européen conteste l'indépendance ; Glucksmann n'est pas mis en cause dans ces dossiers.

Sources de la fiche
GA
Gabriel Attal
Renaissance · centre · 37 ans
Ifop, 1er tour5 %
Candidat déclaré le 22 mai 2026Aucune procédure judiciaire le visant

Sites officiels : Renaissance · X · Programme mesure par mesure : Votons 2027 (site indépendant)

Parcours

Né en 1989 à Clamart. Passé par le PS dans sa jeunesse, il rejoint En Marche en 2016 et devient député en 2017. Porte-parole du gouvernement, ministre délégué aux Comptes publics, ministre de l'Éducation, puis plus jeune Premier ministre de la Ve République (janvier à septembre 2024), jusqu'à la dissolution décidée par Emmanuel Macron. Secrétaire général de Renaissance depuis décembre 2024 et président du groupe à l'Assemblée.

Ce qu'il propose

  • Quatre priorités : l'école, les salaires, les frontières, l'intelligence artificielle.
  • Brevet obligatoire pour entrer au lycée ; IA dans les programmes dès le collège ; former 20 millions de salariés à l'IA en cinq ans.
  • Garder la réforme des retraites de 2023, avec une part de capitalisation ; RSA conditionné à 15 heures d'activité ; pas de hausse du SMIC décidée par l'État, mais baisse des cotisations et fin du plafond d'heures supplémentaires.
  • Quotas d'immigration votés chaque année par le Parlement, par secteur ; regroupement familial restreint ; refus de la « préférence nationale ».
  • Règle d'or budgétaire dans la Constitution ; pas de nouvel impôt sur le patrimoine.
  • Interdire le voile dans l'espace public aux moins de 15 ans ; une journée référendaire chaque année.

Ce que lui reprochent ses adversaires

  • Son bilan budgétaire : les comptes de l'État ont dérapé en 2024, ce qui lui a valu une audition devant la commission des finances.
  • La proposition sur le voile, jugée « démagogique » à gauche, contraire à ses positions passées selon le RN, et critiquée jusque dans le centre.
  • Sa candidature divise le bloc central face à Philippe, mieux placé dans les sondages.

Ce qu'il et ses soutiens répondent

  • Il attribue la dégradation économique à la dissolution de 2024, qu'il désapprouvait, et rappelle qu'en 2024 l'État a dépensé moins que l'année précédente selon l'Insee.
  • Il présente la mesure sur le voile comme une protection des mineures contre les pressions familiales.
  • Renaissance a proposé un calendrier de départage pour aboutir à un candidat unique du centre.

Situation judiciaire

Aucune procédure le visant n'a été identifiée.

Sources de la fiche
BR
Bruno Retailleau
Les Républicains · droite · 65 ans
Ifop, 1er tour5,5 %
Candidat déclaré le 12 février 2026Aucune procédure judiciaire le visant

Sites officiels : Les Républicains · X · Programme mesure par mesure : Votons 2027 (site indépendant)

Parcours

Né en 1960 à Cholet, élu de Vendée. Sénateur à partir de 2004 et longtemps président du groupe LR au Sénat. Ministre de l'Intérieur de septembre 2024 à octobre 2025 (gouvernements Barnier, Bayrou, Lecornu). Élu président de LR en mai 2025 avec 75 % des voix ; candidat légitime du parti depuis le retrait de Laurent Wauquiez en mai 2026.

Ce qu'il propose

  • Première grande réforme : une révision de la Constitution soumise à référendum dès la rentrée 2027 (sécurité, laïcité, nationalité, immigration).
  • Un « bouclier constitutionnel » face au droit européen, et la possibilité de revenir sur certaines censures du Conseil constitutionnel.
  • Référendum sur l'immigration ; durcir le droit du sol et le regroupement familial ; faire exécuter les OQTF.
  • État d'urgence dans les quartiers gangrenés par le narcotrafic.
  • Plan de 197 Md€ d'économies d'ici 2032 : non-remplacement de 400 000 fonctionnaires partant à la retraite, décote pour un départ entre 63 et 65 ans, part de capitalisation, suppression des impôts de production, règle d'or par référendum.
  • Heures supplémentaires exonérées de cotisations ; fin du soutien public aux nouvelles installations solaires et éoliennes.

Ce que lui reprochent ses adversaires

  • Sa phrase de 2024 : « l'État de droit, ça n'est pas intangible ni sacré », qui avait conduit le Premier ministre Michel Barnier à rappeler son attachement à l'État de droit.
  • La chute éclair du gouvernement Lecornu en octobre 2025, après sa critique publique du gouvernement dans lequel il venait d'être reconduit. Sa popularité est passée de 27 % à 20 % (Ipsos BVA).
  • À gauche et au centre : un programme qui se rapproche de celui du RN sur l'immigration.

Ce qu'il et ses soutiens répondent

  • Il dit n'avoir jamais voulu abolir l'État de droit et que sa source reste « le peuple souverain » ; des sénateurs LR ont publié une tribune pour le soutenir.
  • Sur Lecornu, il ne se sent « pas du tout responsable » et invoque une rupture de confiance (nomination de Bruno Le Maire tenue secrète).
  • Il revendique une « droite assumée », distincte du RN par son attachement aux institutions.

Situation judiciaire

Aucune procédure le visant n'a été identifiée.

Sources de la fiche
Fiches courtes

Trois autres candidats

En clair

Ces candidats sont sous 5 % dans le dernier sondage Ifop, ou pas encore sûrs d'être candidats. On les présente en plus court. La règle est expliquée dans la Méthode.

MT
Marine Tondelier
Les Écologistes · 40 ans · Ifop : 2 %
Candidature soumise au vote des adhérents du 10 au 13 décembre

Secrétaire nationale des Écologistes depuis 2022, élue d'opposition à Hénin-Beaumont, ville RN. Désignée par son parti en décembre 2025 avec 86 % ; en décembre, les adhérents choisiront entre sa candidature et un ralliement à un autre candidat de gauche.

  • Taxe de 2 % sur les patrimoines de plus de 100 M€, ISF climatique.
  • Sortie planifiée du nucléaire, fin des nouveaux réacteurs EPR2.
  • Salaire minimum à 2 000 € brut dès 2027 ; salaires des enseignants +15 % en cinq ans.
  • +1 Md€ pour le rail, leasing social de voitures électriques ; loi intégrale contre les violences sexistes et sexuelles.

Sites officiels : Les Écologistes · X

Sources
FR
François Ruffin
Debout ! · 51 ans · Ifop : 1,5 %
Candidat déclaré, hors primaire

Député de la Somme depuis 2017, fondateur du journal Fakir et réalisateur de Merci patron !. Il rompt avec LFI en 2024 et lance Debout ! en 2025. Après l'échec de la primaire unitaire, il maintient sa candidature, centrée sur le travail et la France des petites villes.

  • « Statut des travailleurs essentiels » (aides à domicile, caristes, agriculteurs) : salaires, carrières, départ anticipé.
  • SMIC à 1 700 € net indexé sur l'inflation ; abrogation de la retraite à 64 ans.
  • Séparation de l'argent et de l'État ; prix planchers garantis pour les agriculteurs.

Sites officiels : Debout ! · X

Sources
FR
Fabien Roussel
Parti communiste français · 57 ans · Ifop : 2 %
Candidat déclaré le 6 septembre 2026

Secrétaire national du PCF depuis 2018, candidat en 2022 (2,3 %). Battu dans sa circonscription du Nord par le RN en 2024. Sa candidature a été validée par 72 % des militants. Il défend une gauche du travail, favorable au nucléaire public, et critique durement LFI.

  • Retraite à 60 ans à taux plein ; semaine de 32 heures sans baisse de salaire.
  • Nationalisation des grandes banques et assurances ; ISF renforcé.
  • Suppression des franchises médicales, vers le « 100 % Sécu ».

Plusieurs mesures reprennent le programme de 2022, le texte de 2027 n'étant pas arrêté.

Sites officiels : Parti communiste français · X

Sources
Côte à côte

Comparer par thème

Choisissez un thème. « Non précisé » signifie qu'aucune position détaillée n'a été trouvée à ce jour. Les sources sont dans chaque fiche.

En clair

Pour chaque grand sujet (retraites, salaires, immigration…), on résume en une phrase ce que propose chaque candidat.

Une page A4 qui résume les positions des sept candidats, à imprimer ou à envoyer.

Âge de départ à la retraite proposé

Point plein : âge annoncé. Cercle : âge qui découle d'une abrogation de la réforme de 2023 (retour à 62 ans). Aujourd'hui : 64 ans.

Mélenchon
60
Roussel
60
Le Pen
62
Glucksmann
62
Ruffin
62
Attal
64
Philippe
65
LisnardGarde la réforme de 2023 (64 ans), jugée insuffisante ; ajoute une part de capitalisation
RetailleauDécote en cas de départ entre 63 et 65 ans, âge légal non précisé

Salaire minimum proposé

Montants mensuels annoncés. Le salaire brut inclut les cotisations salariales ; il n'est pas comparable directement au net.

Ruffin1 700 net
Mélenchon1 600 net
Glucksmann1 600 net
Roussel1 500 net*
Tondelier2 000 brut

* Montant du programme 2022. Le Pen, Philippe, Attal, Lisnard et Retailleau ne fixent pas d'objectif de SMIC ; Attal et Lisnard refusent une hausse décidée par l'État.

À vous de choisir

Face à face

Choisissez deux ou trois candidats : leurs propositions par thème, leurs votes et leurs annonces budgétaires s'affichent côte à côte. Les données viennent des rubriques « Comparer par thème », « Ce qu'ils ont voté » et « Combien ça coûte », où se trouvent les sources.

En clair

Choisissez deux ou trois candidats : leurs idées s'affichent côte à côte, sujet par sujet, pour comparer facilement.

Trois candidats au maximum : un nouveau choix remplace le premier sélectionné.

Face caméra

Les débats télévisés

Les débats déjà diffusés, résumés de façon factuelle, et ceux qui sont annoncés. Les affirmations vérifiées seront ajoutées après chaque grand débat.

En clair

Pendant une campagne, les candidats débattent à la télévision. Ici, on résume ce que chacun a dit, sans dire qui a « gagné ».

27 août 2026LCI · rencontre du Medef

Premier grand débat, à sept candidats

Plus de trois heures sur le court central de Roland-Garros, devant les chefs d'entreprise réunis par le Medef. Thèmes : dette publique, retraites, industrie, coût du travail, impôts, salaires, logement.

  • Attal s'engage à annuler les hausses du coût du travail décidées depuis 2024 et met l'accent sur le logement.
  • Glucksmann veut abroger la réforme des retraites pour une réforme fondée sur la pénibilité, et financer des hausses de salaires en taxant davantage les gros héritages.
  • Le Pen annonce 125 milliards d'euros d'économies et la retraite à 60 ans pour ceux qui ont commencé à travailler avant 20 ans.
  • Mélenchon défend la hausse des salaires et du SMIC pour éviter la récession, et la désobéissance aux règles européennes contraires aux intérêts français.
  • Philippe insiste sur le redressement des comptes publics et s'oppose à la politique de dette de Mélenchon.
  • Retailleau veut lier l'âge de départ à l'espérance de vie et supprimer une centaine de normes par ordonnance.
  • Tondelier propose un salaire minimum à 2 000 € brut avec un plan d'aide aux petites entreprises.

Échanges marqués : Philippe estime que le plan de Mélenchon mettrait la France en situation d'« interdit bancaire » ; Glucksmann lance à Attal « il y a une limite à l'arrogance » sur l'écologie.

23 sept. et 1er oct. 2026LCI · France 2

Débats de la primaire de la gauche sociale-démocrate

Organisée par le Parti socialiste avec Place publique et la Gauche républicaine et socialiste, entre Olivier Faure, Jérôme Guedj, Ségolène Royal, Raphaël Glucksmann et Emmanuel Maurel. Raphaël Glucksmann l'a remportée le 11 octobre avec 66 %.

À venirDates non annoncées

Les prochains rendez-vous

  • Avant le premier tour : aucune date de débat entre candidats n'est encore fixée par les chaînes.
  • Entre les deux tours (du 18 avril au 2 mai 2027) : traditionnellement, un débat oppose les deux finalistes. En 2022, il avait eu lieu le 20 avril.

Les dates seront ajoutées ici dès leur annonce.

Pour les vérifications en direct : AFP Factuel, Les Décodeurs (Le Monde), Les Surligneurs. Voir aussi les idées reçues vérifiées.

Les actes, pas les promesses

Ce qu'ils ont voté

Six textes marquants, cinq votés en France et un au Parlement européen. Tous les candidats n'étaient pas en position de voter : la légende ci-dessous explique chaque cas.

En clair

Les promesses, c'est une chose. Ici, on regarde ce que les candidats ont vraiment voté sur des lois importantes, quand ils étaient élus.

PourContreAbstentionMinistreVote du groupe
Ministre
Un ministre ne vote pas au Parlement. On indique qu'il faisait partie du gouvernement qui portait le texte.
Pointillé
La personne n'était pas élue à ce moment-là : on montre le vote de son groupe ou de son parti.
Eurodéputé
Élu au Parlement européen, à Strasbourg et Bruxelles. Il ne vote pas les lois françaises, seulement les textes européens.

Votes personnels : site Datan, qui reprend les scrutins officiels de l'Assemblée.

TexteLe PenMélenchonPhilippeGlucksmannAttalRetailleauLisnard
Réforme des retraitesMars 2023. Adoptée par le 49.3 sans vote ; la motion de censure échoue à 9 voix (278 sur 287 nécessaires). SourceLire la loi · Décision du Conseil constitutionnel
ContreA voté la censure (son vote de députée).
ContreSon groupe LFI a voté la censure. Lui n'était plus député.
SoutienSon groupe Horizons n'a pas voté la censure. Lui n'était pas élu.
Pas de voteEurodéputé : il siège au Parlement européen, pas à l'Assemblée. Demande l'abrogation.
MinistreUn ministre ne vote pas. Il était au gouvernement qui a fait la réforme.
PourSon vote de sénateur (texte adopté par 195 voix contre 112).
SoutienLa plupart des députés LR, son parti alors, n'ont pas voté la censure (19 l'ont votée). Lui était maire, pas parlementaire.
Loi immigration19 décembre 2023. Adoptée par 349 voix contre 186. SourceLire la loi · Décision du Conseil constitutionnel (35 articles censurés)
PourSon vote de députée.
ContreSon groupe LFI : 75 contre. Lui n'était plus député.
PourSon groupe Horizons : 28 pour, 2 contre.
OpposéEurodéputé : il siège au Parlement européen, pas à l'Assemblée. Veut abroger la loi.
MinistreUn ministre ne vote pas. Le texte venait de son gouvernement.
PourLes députés LR : 62 pour. Lui était sénateur.
PourLes députés LR, son parti alors : 62 pour. Lui était maire.
Pacte européen asile-migration10 avril 2024, Parlement européen. Adopté. SourceLire le règlement européen
ContreLes eurodéputés RN, dont Bardella. Elle n'y siège plus.
ContreLes eurodéputés LFI : texte jugé trop sévère.
PourLes eurodéputés de sa liste (Renaissance-Horizons).
ContreSon vote d'eurodéputé : texte jugé trop sévère.
PourLes eurodéputés de son parti, Renaissance.
Contre6 eurodéputés LR sur 8 : texte jugé trop laxiste.
Contre6 eurodéputés LR sur 8, son parti alors.
IVG dans la Constitution4 mars 2024, Congrès. Adopté par 780 voix contre 72. SourceLire la loi constitutionnelle
PourSon vote ; 11 députés RN ont voté contre.
PourSon groupe LFI : pour.
PourSon groupe Horizons : pour.
Pas de voteEurodéputé : seuls les députés et sénateurs votent au Congrès.
MinistrePremier ministre, il ne vote pas. Le texte venait de son gouvernement.
Non vérifiéSénateur, vote non retrouvé. A défendu la clause de conscience des soignants.
PourLa majorité des parlementaires LR, son parti alors (43 députés et 79 sénateurs pour, 50 contre). Lui était maire.
Accord de sécurité avec l'Ukraine12 mars 2024, Assemblée. Approuvé par 372 voix contre 99, 101 abstentions. Source
AbstentionSon vote, comme tout le groupe RN.
ContreSon groupe LFI : 75 contre.
PourSon groupe Horizons : 30 pour.
Pas de voteEurodéputé : il siège au Parlement européen, pas à l'Assemblée. Soutient l'Ukraine sans réserve.
MinistrePremier ministre, il ne vote pas : c'est lui qui a soumis l'accord au vote.
PourLes députés LR : 49 pour, 11 abstentions.
PourLes députés LR, son parti alors : 49 pour, 11 abstentions.
Aide à mourir27 mai 2025, Assemblée, première lecture : adoptée par 305 voix contre 199. Loi définitivement adoptée le 15 juillet 2026. SourceLire la loi du 18 août 2026 · Décision du Conseil constitutionnel
ContreSon vote de députée.
PourSon groupe LFI : pour.
PourSon groupe Horizons : pour.
Pas de voteEurodéputé : il siège au Parlement européen, pas à l'Assemblée.
PourSon vote de député.
ContreMinistre, il ne vote pas. Les députés de son camp (Droite républicaine) : contre.
ContreLes députés de la Droite républicaine : contre. Lui s'y dit opposé et propose plus de soins palliatifs.
Sources des votes
Juger sur pièces

Ce qu'ils ont fait au pouvoir

Quatre des sept candidats ont été ministres. Pour chacun : les mesures prises pendant leur passage au gouvernement, puis les critiques formulées, en précisant qui les formule. Le Pen, Glucksmann et Lisnard n'ont jamais gouverné : on rappelle leurs mandats, et leurs votes sont dans « Ce qu'ils ont voté ».

En clair

Certains candidats ont déjà été ministres. On regarde ce qu'ils ont fait au pouvoir et ce qu'on leur a reproché.

GA

Gabriel Attal

Premier ministre du 9 janvier au 5 septembre 2024, démissionnaire à partir de juillet. Avant : porte-parole du gouvernement (2020-2022), ministre des Comptes publics (2022-2023), ministre de l'Éducation nationale (juillet 2023 – janvier 2024).

Fiche complète
Ce qui a été fait
  • À l'Éducation : interdiction de l'abaya et du qamis à l'école dès la rentrée 2023, validée par le Conseil d'État ; réforme du « choc des savoirs » (groupes de niveau au collège).
  • À Matignon : série de mesures en réponse à la crise agricole de début 2024 ; aides après les inondations du Pas-de-Calais.
  • Santé : objectif de doubler le nombre d'étudiants en médecine d'ici 2027, meilleur remboursement des séances chez le psychologue.
  • Logement : programme « 20 territoires engagés pour le logement », visant 30 000 logements supplémentaires.
Ce qui a été contesté
  • Son passage à Matignon est écourté par la dissolution décidée par Emmanuel Macron le 9 juin 2024 ; le camp présidentiel perd les législatives qui suivent.
  • La réforme de l'assurance chômage qu'il avait préparée par décret est suspendue le 30 juin 2024, au soir du premier tour.
  • Son discours de politique générale est jugé « réactionnaire » par une partie de la gauche et qualifié d'« addition de mesurettes » par des oppositions.
Sources
RG

Raphaël Glucksmann

N'a jamais été ministre ; son seul mandat électif est européen.

Fiche complète
Ses mandats
  • Député européen depuis 2019, tête de liste PS-Place publique en 2019 et en 2024.
  • Président de la commission spéciale du Parlement européen sur l'ingérence étrangère (2020-2024).
À savoir
  • Avant la politique française, il a conseillé le président géorgien Mikheïl Saakachvili de 2009 à 2012 : le détail est dans sa fiche.
  • Comme eurodéputé, il ne vote pas les lois françaises.
Sources
MLP

Marine Le Pen

N'a jamais exercé de fonction gouvernementale.

Fiche complète
Ses mandats
  • Députée européenne de 2004 à 2017.
  • Députée du Pas-de-Calais depuis 2017, présidente du groupe RN à l'Assemblée depuis 2022.
  • Présidente du Front national puis du Rassemblement national de 2011 à 2021.
À savoir
  • Son action se juge à ses votes et à ses positions au Parlement : voir « Ce qu'ils ont voté ».
  • Sa situation judiciaire, qui conditionne sa candidature, est détaillée dans sa fiche.
Sources
DL

David Lisnard

N'a jamais été ministre ni parlementaire : ses mandats sont locaux.

Fiche complète
Ses mandats
  • Conseiller départemental des Alpes-Maritimes à partir de 2008.
  • Maire de Cannes depuis 2014, réélu au premier tour en mars 2026 avec 81 % des voix ; président de l'agglomération Cannes Pays de Lérins depuis 2017.
  • Président de l'Association des maires de France depuis 2021, élu avec 62 % ; candidat à sa réélection du 23 au 25 novembre 2026.
À savoir
  • En 2023, la chambre régionale des comptes a relevé des marges financières étroites dans l'agglomération Cannes Pays de Lérins et des tensions sur les sommes reversées aux communes.
  • Comme maire, il ne vote pas les lois : « Ce qu'ils ont voté » montre le vote de LR, son parti jusqu'en mars 2026.
Sources
JLM

Jean-Luc Mélenchon

Ministre délégué à l'Enseignement professionnel de 2000 à 2002, dans le gouvernement de Lionel Jospin (cohabitation).

Fiche complète
Ce qui a été fait
  • Création du label « lycée des métiers », annoncé fin 2001 : un même établissement regroupe toutes les formations d'une filière, du CAP à la licence professionnelle, ouvertes aux élèves, aux apprentis et aux adultes, avec un service de validation des acquis de l'expérience.
  • Une analyse de l'Institut Montaigne le cite comme une exception à la résistance au changement de l'Éducation nationale.
Ce qui a été contesté
  • Passage court (deux ans) et sous cohabitation : aucun bilan contradictoire détaillé de son action ministérielle n'a été trouvé.
  • Ses autres mandats : sénateur de l'Essonne, député européen (2009-2017), député des Bouches-du-Rhône (2017-2022).
Sources
ÉP

Édouard Philippe

Premier ministre du 15 mai 2017 au 3 juillet 2020 (1 145 jours). Maire du Havre (2010-2017, puis depuis 2020).

Fiche complète
Ce qui a été fait
  • Fiscalité : suppression de l'ISF, remplacé par un impôt sur la fortune immobilière, et prélèvement forfaitaire unique (« flat tax ») sur les revenus du capital (2018).
  • Éducation : classes de CP et CE1 dédoublées en éducation prioritaire, instruction obligatoire dès 3 ans, plateforme Parcoursup.
  • Abandon de l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes ; loi anti-gaspillage ; création d'un parquet national antiterroriste.
  • Le chômage baisse à 8,1 % fin 2019 selon l'Insee.
  • Réforme des retraites par points : adoptée en première lecture par le 49.3 en mars 2020, puis suspendue avec le Covid. Gestion du premier confinement.
Ce qui a été contesté
  • Le passage à 80 km/h et la hausse de la taxe carbone figurent parmi les déclencheurs des gilets jaunes (fin 2018).
  • La baisse de 5 € des APL : il a lui-même reconnu que ce n'était pas une mesure habile.
  • La gauche dénonce des réformes favorables aux plus aisés (suppression de l'ISF) ; à droite, Philippe Dallier (LR) juge la situation budgétaire dégradée et les réformes « inachevées ».
Sources
BR

Bruno Retailleau

Ministre de l'Intérieur du 21 septembre 2024 au 12 octobre 2025 (gouvernements Barnier, Bayrou, puis Lecornu). Avant : président du département de la Vendée (2010-2015), de la région Pays de la Loire (2015-2017), du groupe LR au Sénat (2014-2024). Président de LR depuis mai 2025.

Fiche complète
Ce qui a été fait
  • Circulaire du 23 janvier 2025 qui durcit les régularisations exceptionnelles de sans-papiers ; le ministère y associe une baisse de 20 % des régularisations.
  • Loi « narcotrafic » : parquet national anticriminalité organisée, régime carcéral d'isolement pour les plus gros trafiquants. Le Conseil constitutionnel la valide en grande partie le 12 juin 2025, en censurant six articles.
  • Bras de fer avec l'Algérie sur la reprise de ses ressortissants expulsés ; il demande de renégocier, puis d'abroger, l'accord franco-algérien de 1968.
Ce qui a été contesté
  • Le 7 août 2025, le Conseil constitutionnel censure l'allongement de la rétention des étrangers jugés dangereux jusqu'à 210 jours, un texte dont il avait fait sa priorité.
  • Le RN le qualifie de « ministre de la parole » ; la crise avec Alger a créé des frictions avec le ministère des Affaires étrangères.
  • Il quitte le gouvernement en octobre 2025 ; Laurent Nuñez lui succède le 13 octobre.
Sources
Combien ça coûte ?

Chiffrage des programmes

Au 20 octobre 2026, aucun organisme indépendant n'a encore publié de chiffrage complet des programmes de 2027. Les estimations ci-dessous portent sur des mesures que les candidats reprennent, chiffrées surtout lors des législatives de 2024. Les organismes cités ont chacun une orientation, précisée plus bas.

En clair

Les promesses coûtent de l'argent. La France a déjà une très grosse dette : environ 3 600 milliards d'euros. Ici, on montre ce que coûteraient certaines mesures selon des experts.

Dette publique, fin juin 20263 595 Md€
Soit119 % du PIB

Source : Insee, 29 septembre 2026. Tout nouveau programme part de ce niveau d'endettement.

Coût estimé de mesures phares

En milliards d'euros par an, selon des chiffrages extérieurs aux partis.

Retraite à 60 ans et mesures associéesProgramme NFP 2024 repris par LFI · Institut Montaigne58
Volet retraites du RNAbrogation, 60 ans pour les carrières longues · Montaigne, 202434,7
Abrogation de la réforme de 2023Environ 16 en 2032 · Cnav via Les Échos≈ 16
SMIC à 1 600 € net17 à 21 Md€, et 300 000 emplois menacés · Montaigne19
TVA à 5,5 % sur l'énergieBercy, juin 2024 ; 11,3 selon Montaigne16,8

L'abrogation seule coûterait 8,2 Md€ par an en 2027 selon Montaigne, et environ 20 Md€ en 2032 selon l'économiste Michaël Zemmour, qui estime qu'une hausse progressive des cotisations la financerait presque entièrement.

Programmes complets chiffrés en 2024

Effet net sur le déficit public, par an, selon l'Institut Montaigne lors des législatives de 2024. Les programmes de 2027 ont depuis évolué.

Nouveau Front populaire233 Md€ de dépenses, 54 de recettes · 6,3 points de PIB-179
Rassemblement national85 Md€ de dépenses, 14 d'économies · 2,5 points de PIB-71

Ces chiffrages reposent sur des hypothèses. Les partis avancent leurs propres financements : LFI les recettes nouvelles (ISF, taxe sur les superprofits), le RN des économies sur l'immigration et la fraude.

Ce que les candidats annoncent eux-mêmes

Objectifs d'économies déclarés par les candidats, non vérifiés par un organisme indépendant.

CandidatAnnonceSource
Retailleau197 Md€ d'économies d'ici 2032 (État 96, protection sociale 91, collectivités 10), dont 56 Md€ rendus en baisses d'impôts ; déficit à 2,2 % du PIB en fin de quinquennat.Public Sénat
Lisnard80 Md€ d'économies la première année, puis 200 Md€ par an en fin de quinquennat (objectif de 300 Md€ évoqué) ; environ 60 % rendus en baisses de cotisations ; pas d'objectif de déficit publié.Nouvelle Énergie
Attal150 Md€ d'économies sur le quinquennat ; déficit sous 3 % avant 2032, équilibre en 2037.iFRAP
Le Pen140 Md€ d'économies d'ici 2032.iFRAP
PhilippeDéficit ramené à 2 % du PIB en 2032 ; 50 Md€ de baisse des impôts de production compensée par 50 Md€ d'aides en moins.Votons 2027
Glucksmann15 Md€ prélevés sur les grands héritages pour baisser la CSG ; pas de total publié.iFRAP
MélenchonPas de total publié pour 2027 ; financement annoncé par l'ISF, la fin de la flat tax et la taxation des superprofits.Le Français moyen

Qui chiffre, et d'où ils parlent

Institut Montaigne : think tank libéral financé surtout par des entreprises. Il publie le détail de ses calculs, mesure par mesure.

Fondation iFRAP : think tank libéral, favorable à la baisse des dépenses publiques. Son comparateur reprend surtout les montants annoncés par les candidats.

Bercy : le ministère de l'Économie. Ses chiffrages sont techniques, mais transmis par le gouvernement en place, ici pendant la campagne de 2024.

Cnav : caisse publique de retraite du régime général.

Michaël Zemmour : économiste, critique de la réforme des retraites de 2023.

D'autres organismes chiffrent régulièrement (OFCE, Terra Nova, Fondation Jean-Jaurès, Institut La Boétie proche de LFI). Leurs chiffrages pour 2027 seront ajoutés dès leur publication.

Sources du chiffrage
Pour tester ce que vous avez retenu

Vrai ou faux ?

Six affirmations qui circulent. Chaque réponse renvoie au passage du guide qui l'explique.

En clair

Un petit jeu pour vérifier ce que vous avez retenu. Répondez vrai ou faux : la bonne réponse s'affiche avec une explication.

Pour aller plus loin

Sources générales

Transparence

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Journal des mises à jour

Quoi de neuf

Chaque modification du guide est notée ici, la plus récente en haut. Les chiffres et procédures sont mis à jour au moins une fois par mois et après chaque grande date du calendrier.

  1. Actualité du 23 au 25 octobre

    La journée du 24 octobre contre la vie chère (410 000 manifestants selon l'Intérieur, 800 000 selon la CGT) et les réactions des candidats, l'attaque de Trappes, le lancement de la campagne de Marine Le Pen à Orléans et la réélection de Jordan Bardella à la tête du RN, et le sondage Ipsos bva du 21 au 22 octobre. Pas de nouvelle vague Ifop depuis le 19 octobre.

  2. Une adresse par rubrique

    Chaque rubrique a désormais sa propre adresse, par exemple /comment-voter/, plus simple à partager et mieux comprise par les moteurs de recherche. Les anciens liens continuent de fonctionner.

  3. Les partis politiques

    Nouvelle rubrique : les 13 partis qui ont un groupe à l'Assemblée ou un candidat dans le guide, de LFI au RN, avec la même fiche pour chacun (fondation, dirigeant, députés, eurodéputés, candidat 2027, idées phares) et la répartition des 577 sièges de l'Assemblée.

  4. Les présidents depuis 1995

    Nouvelle rubrique : les bilans de Jacques Chirac, Nicolas Sarkozy, François Hollande et Emmanuel Macron (aussi comme ministre de l'Économie), avec la même grille pour chacun, leur situation judiciaire et un tableau comparable : chômage, dette, déficit et croissance de chaque mandat, d'après l'Insee et l'Institut Montaigne.

  5. Glossaire enrichi

    23 nouvelles définitions : AME, 49.3, motion de censure, Conseil constitutionnel, CEDH, CJUE, IFI, CSG, cotisations, salaire brut et net, SMIC, RSA, révision constitutionnelle, Congrès, proportionnelle, dissolution, RIC, retraite par répartition, déficit et dette, PIB, OTAN, septennat, droit d'asile. Ballotin répond désormais directement avec ces définitions.

  6. Fiche complète de David Lisnard et menu réorganisé

    Nouvelle règle écrite dans la Méthode : fiche complète pour tout candidat déclaré à 5 % ou plus dans une hypothèse de la dernière vague Ifop. David Lisnard (5,5 à 7 %) passe donc en fiche complète, avec sa photo, et apparaît dans le Face à face, la comparaison par thème, les votes, le chiffrage, les bilans, les situations judiciaires, l'évolution des sondages et l'antisèche PDF. Menu : Comprendre, Comparer, Vérifier, puis Candidats, présenté en liste.

  7. Actualité du 17 octobre et nouvelles rubriques

    Sondage Ifop du 17 au 19 octobre, les violences du 17 octobre et les réactions des candidats, fiche courte de David Lisnard avec sa photo, liens vers les sites officiels des candidats. Nouvelles pages : résultats de 2022, qui vote selon l'âge, débats télévisés, glossaire, et une mesure de l'équilibre du guide.

  8. Les grandes lois depuis 2017

    Nouvelle rubrique : 24 lois classées par thème, avec ce qu'elles changent, leur statut et le lien vers le texte officiel. Les textes de « Ce qu'ils ont voté » renvoient aussi vers la loi et la décision du Conseil constitutionnel. La loi sur l'aide à mourir, définitivement adoptée en juillet 2026, est indiquée.

  9. Douze nouveautés pour s'informer et voter

    Nouvelle page « Que peut faire un président ? », l'essentiel de chaque fiche en 2 minutes, évolution des sondages depuis 2023, checklist « Suis-je prêt à voter ? », dates à ajouter à son agenda, bouton « Où je vote ? », partage des pages, images à partager pour les idées reçues, antisèche PDF, écoute audio, mode langage simple et réglages d'affichage.

  10. Nouvel écran d'entrée et nouvelles couleurs

    Écran d'accueil coloré à faire glisser, couleurs vives et petits dessins dans tout le guide, mise en page plus aérée, lecture améliorée sur téléphone, votes expliqués plus clairement. Philippe Poutou, qui n'est pas candidat, a été retiré.

  11. Cinq nouvelles rubriques

    Face à face entre deux ou trois candidats, idées reçues vérifiées, mode d'emploi du vote, bilan de ceux qui ont gouverné, et ce journal des mises à jour.

  12. Nouvelle navigation

    Page d'accueil, une page par rubrique, menu déroulant, recherche instantanée (touche « / »), boutons précédent et suivant.

  13. Votes, chiffrage et frise

    Ajout de « Ce qu'ils ont voté » (six textes), du chiffrage des programmes avec la dette publique, et de la frise « La France depuis 2017 ». Le comparatif n'a plus de case « non précisé ».

  14. Photos, graphiques et Ballotin

    Portraits des candidats, graphiques, définitions au survol, quiz, et la mascotte Ballotin qui répond à partir du guide.

  15. Première version

    Six fiches détaillées, quatre fiches courtes, calendrier, échiquier, sondages, situations judiciaires et comparatif par thème.